‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 251 sur 254 · E PERE JOSEPH · texte numérisé non relu

E PERE JOSEPH

et l’effroi sur notre passage , et levant des contributions dont nous ne rendons compte à personne.

PACL.

Et tu ne rougis pas quelquefois quand tu réfléchis aux moyens qu'il te Cuit employer?

l.E PÈRE JOSEPH.

Tu es devenu niais à force de ronger ton frein. <f Quand je réfléchis. » A quoi réfléchirais-je, puisque j’ai réussi à ce que je voulais?

p.un..

Ainsi tu n’as jamais eu plus de conscience que tu n’en as à présent! Tu ne voulais que réussir, et réussir seulement dans ton intérêt! Les noms sacrés de patrie, de liberté, d’égalité, n’éUuent pour toi que de vains mots, que tu étais tout prêt à répudierai! moindre signe d’un tyran qui aurait doré tes chaînes.

LE PÈRE JOSEPH

Les tyrans, mon cher PanI, ne m’ont point offert des chaînes; c’est pioi, au contraire, qui veux leur en donner.

par:l.

Joue ^vec cela, pauvre pygmée.

‘ LE PÈRE JOSEPH

Vieux jacobin de pfrovince, qui t’exagères encore la puissance de l’ancien régime, qui crois la contrerévolution faite, et tout espoir perdu pour nous autres plébéiens. Va, tu me fais pitié ; ët, si tu n’étais

DJALOGUK IV»

pas mon frère, notre entretien finirait là. Laisse de côté les bagatelles de la porte, ne t’arrête pas à des minuties, ne mets point aux bannières de parti une importance ridicule ; vois ce qui est. Quoique nous acceptions des nobles parmi nous , sont-ce eux qui donnent l’impulsion à notre congrégation? Ne sontils pas trop heureux d’emprunter notre force , et de se laisser diriger par nos conseils ? Si je pouvais les plaindre, j’aurais pitié du sot parti qu’ils ont pris. Notre nouvelle fédération est bien autrement formidable à toute espèce d’aristocratie que celle sur laquelle ces imbéciles privilégiés ont fait tant de sots quolibets. Il faudra qu’ils y entrent tous, ou qu’ils en soient écrasés.

riiJL.

Si vos coups ne tombaient que sur eux

LE PÊnÉ JO.SF.PH.

Ils doivent tomber sur tout ce qui nous résiste. .Si la classe qui veut la véritable égalité ii’a pas deviné que nous ne travaillons que poyr elle, qu’elle soit tourmentée jusqu’à ce qu’elle ouvre les yeux. Notre gouvernement est le gouvernement du peuple; je ne dis pas de cette ignoble populace dont l’épilepsie nous a tait rougir; mais du peuple éclairé, du peuple instruit. C’est un vaste ensemble où toutes les supériorités trouvent place.

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