I.AIXEMAM
Oui, inataine. «
L’insolent !
AGATHE
LALLEMAND, eluno.'.
Pourquoi? insolent! Cli’ai tit : Oui, mataïue, il , • n’y a pas t’insolence là-tetans. Matame il connaît mon cœur, et il sache que che suis attaché à son maison. Monsieur m’a élelé que che n’étais ([u’uii petit carçon de cinq ans; che me suis attaché à lui.
Il m’a amené eu France, il s’est marié; che me suis attaché à .son première femme. Il a eu un fils; che me suis attaché à son fils. 11 a jiertu sou première femme, il a épou.sé matame; che me suis attaché à , matame. C’est pas être insolent.
AGATHE
Madame ne veut auprès d’elle que des gens qui , comprennent ce qu’ils disent. »
LALLEMA^'D| avec un^ iotculiûu tuarqucV. ^
('.lie comprends et che pense tout ce que che lis, ‘
. . , SCENE V. lî»
tnamzeHe* Agathe, et il y a pien tes cheiis qui ne me resseraplent pas. Si c’est frai que matame feut . faire tes économies sur nos cages, qu’il prenne les miens, che temante pas mieux, pourfu que ce ne , soit pas pour tonner à tes flatteurs. **
AGATHE
Taisez-vous donc. Est-ce que l’on fait des conditions à ses maîtres?
LALLEMAND
Matame foit pien que che fais pas tes contitions. Çhe fais la contition te tonner mon archent; les maîtres ils se fâchent pas pour ca. ,
AGATHE
Mais qu’est-ce que VOUS avez ajouté?
LALLEMAND, avec vivacité.
. . Ch’ai achouté : Pas pour tonner à tes flatteurs.
N (A nisdarae Loriol . d'uD accent pcnetre.) PârtOU, matame , cll’ai
te la tifficulté pour parler français; mais che puis tire que che suis un pon suchet; et il faut pien que che le tise moi-méme , puisque ch’ai personne pour me ^téfendre. Ceux qui entraînent matame auront pien •
, le poufoir pour mal faire; ils auront pas le poufoir pour faire aussi pien que ça était. Matame nie chassera, et ch’en répéterai pas moins que matame est ' pon... et...
. AGATHE, riutfrrompaat.
Vous pouvez ajouter qu’elle est bien patiente - / d’écouter le bavardage d’un homme ivre.
LE POlIVOin E\ QUENOUILLE.
LALLEMAM).
Pafartaclie! Parce que die parle tans les intérêts te inafame, et que che parle pas dans les vôtres. Fous ' ;
. troufez pas que votre tante il fait tu pafartache, lui,
, quand il répète toute le diournée : «Ah! inatame, « . « fous poufez fous fier à mon nièce; c’est un fille « pien intellichente, pien cntentue : afec lui, matame « pourrait se mêler te rien. »
AGA.TUE» rcigaintdt; rire. **
Avec lui! qui , lui? ‘ '
LALLEMAND , déconcerte. •
Qui, lui! Ch’ai pas tit: qui, lui.
AGATnE.
Vous ne voyez pas que vous faites hausser les ' ■ épaules à madame?
MADAME LORIOL, ivec ImdIc.
^ Non, Lallemand, je ne hausse pas les épaules. .Si vous n’étiez pas l’écho <les niauvais sujets rjui en veident à Agathe, je trouverais même que vous avez de bons .sentimens... Mais...
AGATnE, avec empreuemenl.
Madame vous a dit que vous voits en iriez, et vous^ ’ .vous en irez.
LALLEMAND , avec une grande émotion.
Matame me l’a tit encore que teux fois. ~ *
AGATHE
Combien faut-il donc vous le répéter ? . >■