SCENE X
M4UAME iJALDiVAL, MADAME .lOMAK , LÉONTINE.
MADAME JOMAH. - ' '
..l’ai cru ipi’il s’en allait.
MADAME DAUNVAI. .» * |
Non; il entre dans mon cabinet , apparemment'^ '
pour me donuçM- la liberté" de vous présenter son‘.
ultimatum.
madame jomak.
list-ce qu’il lait îles objections
MADAME DAtJXVAL.
^ , V- Ne me parlez pas des hommes; ils se ressemblent 'tous. U n’y en a pas im <pji n’exploite même ses sen- 4 *^tiiiieiis au prolit de sa fortune et de son ambition.
' ^Üii Vilbrun! parce qu’il a l’espoir d’h«'*riter, s’ima- • gine qu’il ne doit plus mettre de bornes à ses pré- • ) tentions. I-a dot de Léontine, que j’avais même un I ji^peu arrangée, n’est plus qu’une misère à ses yeux.
'p, LÊOSTISE
^ Que dites-vous, madame, de ma dot et de mon- ' 4 sieur Vilbrun ?
MADAME JOMAR. l
iîâ ma fille. "
.. LÉONTINE , n»ec paîBt»\ ’’
bien que l’une ne se trouvera jamais avec . Ce n’est pas la peine d’être jeune, jolie, et de la fortune, pour devenir madame Vil-
MADAME JOMAB. , *
ntuie, vous êtes folle.
■ MADAME DALl.NVAT..
is non , et c’est moi qui perdais la tète de vou- ■ vous embarquer dans une semblable affaire.^ leur VUbnin est un sournois, un homme inté- , un esprit faux, très-égoïste , et qui, j’en suis Ijendèait une femme excessiveraent'inalheu-
M A DA ME JOMAB.
■ chère amie, tout cela est fort aisé à dire quand
»’a pas de fille à marier. ^
SI
A SOCIETE myrwE.
LKOiSTINK , loujuur» gjicnicnl. *
CVst (jtie vous UC savc7. pas. niudanie, ce que c’est V » I qu’une tille à marier. C’est utiê personne destin»^ à ^ enteiulre vanter alternativement les choses les plus opposées; q«ii doit croire un jour que rien n’est plus •avantageux pour elle que de donner sii main à un homme qui serait son père, et le lendemain, si ce | mariage a manqué, oublier tout ce qu’on lui a dit la ^ veille pour prendre de nouvelles idées en faveur d’un ^ mari de son âge. S’il était jiossihle qu’elle adoptât aussi subitement qu’on les lui présente cette foule » > rl’images qui passent devant s«s yeux, le résultat iii- *' . faillible serait de la rendre folle. Heureusement pour , . moi, je prends tout cela en gaieté, et si je désire me | .
marier, c’est pour ne plus entendre parler de mariage.
MADAME JOMAB.
Dissimulation de jeune personne.
SCE\E XI
MADAME D.\LINVAL, MADAME JOMAR, LÉONTINE
JOSEPH ÿ’tanonçini.
Madame de Rouvière.
«■ (U .orU)
• ■ ' MADAME JOMAR. J ^
Je vais aller faire une petite visite à ce pauvre
^ monsieur Vilbrun ; car, quoi que vous en disiez, il J
' / f *a vTainient de l’inhumanité à le laisser ainsi tout seul.*j
( Elle entre tien» le caliinet.) ^
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