I. Qu'has-tu, hazaa
— Red au pèe.
Bè-u-te cauha Enso deu curé.
— Non gausi pas.
* Ea béarnais, les contes, comme les énigmes, commencenl jiresque toujours par celte formule : Ue caw^e berdiuse, berdause; Une chose vraio, vraie (?). Notre étrange quai ilicatif n'est usité que pour cet emploi particulier.
Parmi les contes béarnais,- de forme littéraire, il faut citer ceux de MM. Peyret, Hatoulet et Picot ; ils sont en vers:
Peyret, la Casse deu rey Artus; Angélique, ou lou Counle de la barguère. toiJhgo; Acencam de Boiirnos, ou lou Counle de las brouxes, sorcières; imprim. en Amérique, (Jlonc4)tion de l'Uruguay, 1870.
Hatoulet, Margalidet.
Picot, las Abentures de Berthoumiu; lonPaysaa d'Ossau; lou Paysan de Saubole.
L'Armana piouvençau de 1861, pag. 63 et 100, a publié deux pièces de M. J. Azaïs ( de Béziers \ intitulées : Margarideto et lou Paslre d Oulargues. La première avait paru, en 1842, dans V Indicateur de VHérauU,, cl l'autre porte, dans \Armana prouvençau, la diUe do 1853. Elles sont de tout point analogues, quant au fond, à la Margalidet de M. Hatoulet et au Paysaa d' Ossau de M. Picot. Or ces deux contes béarnais font partie du volume de Poésies, pag. 225 et î92, iinprimé à Pau, en 1827, par M.. E. Vignancour, éditeur. Il y a donc lieu de croire que les pièces languedociennes sont des imitations de la Margalid-t de M. Hatoulet cl du Paysaa d'Ossau de M. Picot. Il faut ajouter qu'en imitant les auteurs béaniaiô, M. J . Azaïs a su faire, comme eux, doux charmanls pelils chef^d 'œr.vrc.
Que rhas Panât? ,
— U sac de blat.
Oun l'has pourtat?
— Au marcat.
Quoant n'has lirat?
— U escut.
Saute, coLicut!
Coquerico ! — Qu'as-tu, coq? — Froid au pied. — Va te le chauffer — Chez le curé. — Je n'ose pas. - Que lui as-tu — Volé?— Un sac de blé. - Où Tas-tu porté? Au marché.— Combien en as-tu tiré (F as-tu vendu)? — Un écu. —Saute, coucou!
Le saute conçut ûnaA ressemble au coucou qui termine la ronde du branle de-Lilleto. ., si connue en pays cévenol et à Montpellier (Revue des lang. rom,, VI, pag. 104).
CACARACA !