IV. Oun soun las betères
— Au soum de la serre.
Qui l'has goarde ?
— Lou loup et la lèbe?
Oun ey la lèbe ?
— Lou loup que la s'ha minyade.
Gourretz, Pay-bou, Dab u bastou!
Gourretz, May-boune, Dab ue houne !
Oii sont les génisses? Au sommet de la colline. — Qui les garde? — Le loup et le lièvre. — Où est le lièvre ? — Le loup l'a mangé. — Courez, grand-père, — Avec un bâton ! — Courez, grand'mère — Avec une fronde (afin que vos génisses ne soient point dévorées comme le lièvre) !
V. U cop, que y-habè u pedoulh ot ue pus.... — Et après ? — Nou-n sey pas plus..
Une fois, il j avait un pou et une puce.... — Ensuite ? — Je n'en sais plus.
VI. U cop, quo ^luibè ua plgueetuiconrlias....— Etaprèi? — Aquiu qu'at has.
Une foi», il y avait une pie et un corbeau >... -r* Ensiwte ? — Là, tu* as (le eonte).
YIl. 13 cop, que y-habè u homi et ne hemne qui barabèn hénaf u tembou.... — Et après ? — Quoate crabes, scdze pèes, et très de cbibau que hèn dètz-et-nau.
Une fois, il j avait un bomme et une femme qui roulaient dans un crible.... — Ensuite? — Quatre cbèvres, seize pieds, et trois de cbeval font dix-neuf.
VUI. LA GRIAULHS ET LA LÈBE
Pèrqué la lèbe ha îou pot henût. — U co^, loungtemps ha, la griaulbe et la lèbe debîsaben amasse tout près de la goorgue d*iie madère. Entertant qui n'anaben au elaquet de loengueibes, plouye miude que cad. — « Hè lèu, sa ditz la griaulhe, pèe-descausse-t,
et hoey tau yas , you m'assoubaqui... » Et, cloup I d'usant
qu*ey au houndz deu clôt. — Pegasse, ditz la lèbe ; que-s vote a raygue, ta nou-s mulhal » E qife se-b boute ad arride, tant qu'eu se henou Iou pot. Despuix labetz la lèbe qu'ha Iou pot henut.