‹ Proverbes du pays de Béarn; énigmes et contes populairesChapitre 41 sur 138 · IV. Heure qu'ha de bères gouyes · texte numérisé non relu

IV. Heure qu'ha de bères gouyes

Martz que las hè mouquirouses.

Février a (quelquefois) de belles filles* ; — Mars les rend morveuses. Dans les Basses-Alpes, on dit proverbialement :

* Le mot gouye, fille, n'a plus aujourd'hui, en béarnais, que la signification de servante ; on dit prov.: Gouye de gouye^ gouye deu diahley servante de servante, servante du diable.

« Belle gouge », belle fille, se trouve dans Rabelais : « Grandgousier espousa Gargamelle, fille du roi des Parpaillos, une belle gouge, etc. » Cit. Gram. héarn., p. 36. (Pau, Veronese, 1858).

À la fin du siècle dernier, on employait, à Paris, le mot gouge dans le sens de prostituée :

La nation esfc une gottgef Un sot fanatisme la perd :

« Quand février n'est pas rigoureux, mars écorche. » Prov. et Dict. agricoles de France.

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