CIX . Qu'en ha de pregoun
Il en a de profond. — Il est riche. C'est ce que signifie pareillement le français populaire : « Il a le sac », ou « Il en a dans la profonde (la poche). »
GX. Que s'ha perdut lou bounou.
Il a perdu sa bonde. — Il a un flux de ventre ; et aussi : « Il a peur. »
GXl. Qu'ey u capit.
Un homme grossier. — On appelle capit^ en béarnais, la partie la plus grossière de Tétoupe.
GXII. Que y-escoupeix,
Coum u aboucat sus u escut de seix Hures
Il y crache dessus — Comme un avocat sur un écu de six livres. — L'individu de qui l'on parle ainsi accepte avec empressement ce qu'on lui offre.
GXIII . Qu'eu prut l'aurelhe .
L'oreille lui démange. —Il est inquiet; « Il a la puce à l'oreille. »
GXIV. Qu'haboutos.
Il a bonne auge. — Il est bien nourri. Un gaillard dont on admire l'embonpoint.
GVX. Qu'ha cargat de tort.
Il a chargé de travers. — Ivrogne qui, sous le poids du vin, fait des zigzag.
GXVi. Qu'ha dues poumes,
L'ue a la bouque, Taute a la potye.
Il a deux pommes, l'une à la bouche, l'autre à la poche. - Ce proverbe est usité dans les environs d'Orthez, au sens du « poung sarra » des Provençaux. Et . Garcin, Dict. prov.-fr.
GXVII. Qu'ha lou hitye nègre.
Il a le foie noir. — Se dit d'un homme veuf de deux femmes mortes en couches.
Dans le nord de la France, « Avoir le foie blanc » signifie manquer de courage.
Je ne rapproche ces deux façons de parler que pour en demander Texplication à qui saura et voudra bien me la donner,
GXVIIl Qu'ha près bouridé.
Elle a pris du levain. — Malheureuse la jeune fille de qui Ton parle ainsi !
ûXIX. Qu'ha ue bère mèusse.
Il a une belle rate. - Le nonchalant, celui qui « ne se foule pas la rate. »