IX. Lou dimenje de las briuletes
Le dimanche des violettes. — On désigne ainsi communément, à Oloron-Sainte- Marie, le deuxième dimanche du carême. Ce jour-là, il est d'usage que les jeunes filles des villages voisins viennent danser aux abords du chef-lieu d'arrondissement.
George Sand a écrit quelque part : « Les violettes sauvages, au premier jour tiède, au premier rayon de soleil pâle qui les convie, ouvrent leur calice d'azur sur la mousse desséchée. »
Mais celles-ci, comme la modestie dont elles sont l'emblème, ont pour devise : « Il faut nous chercher. »
Il n'est pas hors de propos de rapprocher de cet usage oloronnais ce qui se faisait ailleurs à la même époque : «Dans plusieurs villes de province, le dimanche des brandons, premier du carême, on élisoit à chaque fille un vakntin; galant ou prétendu, et la fille étoit sa valent me. Il était tenu de lui faire un présent avant la mi-carême, sans quoi la fille brûlait un fagot de sarment, et l'accord étoit dit rompu. » De l'Aulnaje, Glossaire; t. III des Œuvres de Rabelais , p. 381 (Paris, Louis Janet, 1823).