SCÈNE IL
M»«. DE VÉRANTOIS, M. DES BARDIS.
M»\ DE VÉRANTOIS.
Ah çà , monsieur des Bardis , vous nous restez tout le mois ?
M. DES BARDtS.
Si VOUS avez besoin de moi.
M»* DE VÉRANTOIS.
Gomment , besoin ! très*sùrcment.
C'est que , sans cela , j'irais chez madame de Rainval ; parce que je lui ai promis de jouer chez elle , si je ne vous étais pas utile.
M"«. DE VÉRANTOIS.
Et qui ferait donc ici tous vos rôles aussi bien que vous ?
M. DES BARDIS.
Et savez-vous ce que vous jouerez ?
M"*. DB VÉRANTOIS.
Pas encore. Je vous ai dit que nous allions nous assembler , pour délibérer sur les pièces que nous pourrons donner.
M. DESBARDIS.
Vous avez attendu bien tard à vous décider.
M»« DE yÉRANTOIS.
Nous ne le pouvions pas plus tôt : il y ayait des raisons pour cela.
M, DES BARDIS.
Et ayez-yous une salle?
M"* DE VÉRANTOIS.
Est-ce que yous nVyez pas yu Torangerie ? *
M. DRS BARDIS.
Je ne la connais pas.
M"«. DE VÉRANTOIS*
Elle est très-commode , et tout auprès de la maison.
M. DES BARDIS.
Le théâtre est donc fait?
M»«. DE yÉRANTOIS.
Non , pas encore ; mais c'est Taffaire de deux jours, à ce que dit le menuisier.
M. DES BARDIS.
Et les décorations ?
M"*. DE yÉRANTOIS.
On nous en prêtera.
M. DES RARDIS.
Je ne trouye pas que yous soyez bien ayancés.
M»«. DE yÉRANTOIS.
Tout cela va être arrangé tout à l'heure 5 il faut seulement que je parle au Cheyalier.
M. DES BABLDIS.
Le yoici.
M"*. DE yÉRANTOIS.
Demeurez -, ce que j'ai à lui dire regarde la troupe.