‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 13 sur 166 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

M»«. DE VÉRANTOIS, M. DES BARDIS.

M»\ DE VÉRANTOIS.

Ah çà , monsieur des Bardis , vous nous restez tout le mois ?

M. DES BARDtS.

Si VOUS avez besoin de moi.

M»* DE VÉRANTOIS.

Gomment , besoin ! très*sùrcment.

C'est que , sans cela , j'irais chez madame de Rainval ; parce que je lui ai promis de jouer chez elle , si je ne vous étais pas utile.

M"«. DE VÉRANTOIS.

Et qui ferait donc ici tous vos rôles aussi bien que vous ?

M. DES BARDIS.

Et savez-vous ce que vous jouerez ?

M"*. DB VÉRANTOIS.

Pas encore. Je vous ai dit que nous allions nous assembler , pour délibérer sur les pièces que nous pourrons donner.

M. DESBARDIS.

Vous avez attendu bien tard à vous décider.

M»« DE yÉRANTOIS.

Nous ne le pouvions pas plus tôt : il y ayait des raisons pour cela.

M, DES BARDIS.

Et ayez-yous une salle?

M"* DE VÉRANTOIS.

Est-ce que yous nVyez pas yu Torangerie ? *

M. DRS BARDIS.

Je ne la connais pas.

M"«. DE VÉRANTOIS*

Elle est très-commode , et tout auprès de la maison.

M. DES BARDIS.

Le théâtre est donc fait?

M»«. DE yÉRANTOIS.

Non , pas encore ; mais c'est Taffaire de deux jours, à ce que dit le menuisier.

M. DES BARDIS.

Et les décorations ?

M"*. DE yÉRANTOIS.

On nous en prêtera.

M. DES RARDIS.

Je ne trouye pas que yous soyez bien ayancés.

M»«. DE yÉRANTOIS.

Tout cela va être arrangé tout à l'heure 5 il faut seulement que je parle au Cheyalier.

M. DES BABLDIS.

Le yoici.

M"*. DE yÉRANTOIS.

Demeurez -, ce que j'ai à lui dire regarde la troupe.

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