AVESNES, L'ABBÉ
MT*, D'INGRAND
Il n^ A personne ici ?
M««. DE TOURLIS.
Ah ! voilà FAbbé !
M—, D'INGRAND
Eh ! vraiment oui.
M. DB SAXNT-AVESNE.
Nous vous attendions, mesdames.
M»«. DETOUIlLia.
Avec qui ètes-vous donc venus ?
Avec madame de Raville et madame de Birmont ?
M»«. D'INGRAND
Quoi ! elles sont ici ?
H. DE SAINT-AYESNES.
n y a déjà un peu de temps.
M"«. DE TOURLIS.
Le Chevalier et le Président ne savent sûrement pas leur arrivée ?
M—. D'INGRAND
Oui j eux qui les admirent sans cesse.
i4o LA SAINT-HUBERT,
L*ABBK.
Je roas demande pardon , iwailami» , ils la saTcaU
ll-«. DS TOURLIS.
Et comment joges-Tons cela ? car tous , l'Abbé » TOUS cnjez toot sayoir.
L'ABBÉ
Je sais encore des choses plos difficiles.
IP". DlUfGRAlfD.
Est-ce que ces dames leur avaient ëciit !
L*ABBÉ
Yoili , par exemple , ce que jlgnore.
!■-•. DE TOUKUS.
Comme le reste.
L*ABBÉ
Ab ! celoi-là est excellent ! Comment ne ronlez- Tons pas croire que je suis sur que le Cbeyalier et le Président savent que ces deux dames sont ici ?
M~. D*I]fGRAND.
Et comment me le prouverez-Tons ?
L*ABB
En TOUS disant qn ils les ont ynes.
M»». DE TOURLIS.
Snr le chemin?
L*ABBÉ
Non, madame,
M—. DE TOURUS.
Où donc?
L*ABBÉ
Ici«
M"«. D'INGRAND
Ici?
Oui, madame.
UABBE.
TREIZIÈME JOURNÉE. i4t
M^. D*IlfG11AlfD4
Quoi ! le Chevalier et le Président sont reyénus de
lâchasse?
i;abbê.
Oni , madame.
M"*. DE TOURLIS.
Tout senls ?
L*ABBÉ
Non 9 madame.
M**. DE TOURLIâ.
Avec qui donc ?
L*ABB£
Âyec la Marquise et la Baronne.
M—. D^INGRAND
Et madame de Raville, et madame de Binnont étaient d^à arrivées?
L*ABBE
Oui , madame.
M**. DE TOURLIS.
Voilà pourquoi ils se sont séparés de nous a la chasse.
M»». D*IlfGRAND.
Je n*en fais aucun doute à présent.
M**. DE tOURLIS.
Ce quHl y a de meilleur encore , c^est que la Marquise et la Baronne auront cru que c'était pour elles qu'ils revenaient.
L*ABBÉ
fld bien des raisons de le penser.
!!■•. D*INGRAlfD.
Le croiriez-vous réellement ?
L*ABBÉ
D'abord la Baronne raffole du Chevalier.
M3 LA SAINT-HUBERT
M-^ DE TOURLIS.
Ynd!
L'ABBÉ
Cda n'est pas difficile à toît.
M. DE SAINT-AYESHES.
I^Iais il me semble que le Chevalier Toas est fort attaché , i tous , -madame ? 'v
M»*. DE TOURLIS.
n ma rendu des soins y pendant quelque temps.
M. DE SAIBT-AYESlffES.
C'est ce qa*on m*a dit.
M"*. DE TOURLIS.
Mais Tons sentez bien qu'ayec mes principes.. ..
L*ABBÉ
Ah ! si TOUS mettez des principes en avant , c'est une sorte de sévérité qui éloigne aisément les hommes.
M—. D'IVGRABD.
Comment ! que voulez-TOus dire ? Est-ce qu'il faut jamais 7 renoneer ?
L*ABBÉ
Je ne dis pas cela , mais je parle des hommes.
]r*«. DE TOURLIS.
n est vrai qulls saisissent jusqu'au moindre prétexte pour être inconstans.
L*ABBB.
Cela arrive quelquefois.
M—. lyiMGRAND.
n me semble qu'il n'y a point de femme qui n'ait ses principes.
UABBÉ.
Ah ! ses principes , <m des principes , cela est fort différent ! Les uns peuvent rapprocher, quand les autres ne font qu'éloigner.
M""*. iriNGRAND.
Mais les principes qui vous rendent aisiibles dans la société....
UA.BBÉ;
Âh ! ceux-là sont les plus agréables ; fls vont à tout le monde.
M"*. D'INGRAND
Eh bien , qae voulez-vous donc dire ?
L*ABBÉ
Moi ? je n'en connais point d'autres.
M. DE SAINT-AVESIIES.
Tentends quelqu'un.
L*ABBÉ
Ce sont justement ces dames.
M-«. DE TOURLIB.
Nous allons voir comme elles sont mises.