SCÈNE IL
M-»^ DE MORJVAL, M"«. DE MOUIVAL, M. DE SAmT-ALIN.
M"«. DE MORIYAL.
Eh , d'où venez-vous , comme cela , ma fille , avec votre frère ?
M"«. DE MORIYAL.
Maman , nous avons voulu all^r nous pjrowwer 9 mais il fait un froid noir qui nous a fait rentrer «^
M. DE SAII9T-ALI1I9.
Je crains bien qu'il ne tombe beaucoup de neige y cette nuit.
M—. DE MORIYAL.
Cela ne saurait être mmvais pour les bien§ de h terre.
M. DE SAINT-ALIN
Oui , mais pour les hommes ! le froid entre dans les maisons , et il n'y a rien de si malsain , pour lors , que d'habiter la campagne.
QUATORZIÈME JOURNÉE. i5j
M»«. DE MORIVAL
Point du tout ; quand une maison est bien échauffée , il n'y a rien à craindre ; et , s'il vient un moment de soleil , on en profite pour prendre Tair.
M"«. DE MORITAL.
Avec la neige , maman ?
M"«. DE HORIYAL.
Mais il n^est pas sur qu'il en tombe pendant le temps qui nous reste k passer ici.
M. DE SAINT-ALIN
C'est-à-dire que nous en partons donc bientôt ?
M"V DE MORIVAL
Ce sera quand votre père aura fini ses travaux.
Eh , il ne fait que de les commencer !
M"% DE MORIVAL
Que feriez-vous de mieux à Paris , que ce que vous faites ici ? Votre sœur la Baronne restera avec nous , tant que nous le voudrons. Nous avons encore l'Abbé ; tout cela fait une société sûre et agréable.
M. DE SAINT-ALIN
Oui , elle est bonne quand on peut espérer de la voir augmenter par l'arrivée de quelqu'un , d'un moment A l'autre ; mais personne ne s'attend que nous resterons plus tard ici.
M"*. DE MORIVAL
Noos ne pouvons pat y laisser viMre père tout seul ^ ainii rons voyes bien qu'il faut y diunenrer. Je vais donner des ordres au maître d'h6lel» et je reviens vous trouTtr.
i58 LE DÉPART DE LA CAMPAGNE,