SAINT-AUN, L'ABBÉ
Ah ! voilà la Baronne*
M. DE SAINT-ALIN
Eh bien , ma sœur, vous venez de chez mon père?
LA BABONNE.
Oui, je l'ai déterminé à nous renvoyer tous à Paris.
M"«. DE MORIVAL
Et maman y a-t-elle consenti ?
LA. BARO»N£
Je Tesp^e , je Tai laissée avec lui ; elle arait reçu des lettres qu'ils lisaient ensemble \ j'ai couru loute la maison pour vous trouver, n'imaginant pas que vous seriez tous dans le salon. ^
M. DE SAIIÏT^ÀLIIî.
II faut attendre ma mère > pour savoir si elle consentira à ce départ , et quand elle le fixera.
Ainsi , je vous vois tous les tf ois au xnoroent d'èire bien contens de retourner à Paris.
hX 3AIIOM7JE;,
Mais je jcrois que cela ne tous fera piEia de peine à vous , l'Abbé.
M"% DE MORIVAL
Bon! ma sœur j il est deremi insouciant , à ce qu'il dit.
L*ABB£
Ah ! pas sur tout \ je serais fort aise , par exemple , de vous voir heureux tous les trois ; ainsi , vous voyez bien que j'ai des désirs comme .un autre.
LA BARONNE
Et les plus obligeans du monde.
M. DE SAINT-AUN
Savez-vous , ma sœur , qu^l restera ici avec nous un mois entier , si nous ne partons pas ?
L'ABBÉ
Voilà un grand mérite !
LA BAEONlïE.
Mais sûrement , FAbbé , pour on bomme répandu , et fêté comme vous l'êtes.
' L'ABBÉ
On est donc le saériliee de quitter ce qu'on aime
pour aller vivre avec des indifférens , ou des gens i qui vous n'êtes agréable que parée que vous les amusez.
M. DK SAINT-ALJN.
Et la fortune que tu attends ?
L*AB8Ê
Si le bonheur la guide , je ne puis pas être mieux posté qu'avec vous pour TaUendre.
M"V DE MORIVAL
Ah ! voilà maman !