‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 57 sur 166 · SAINT-AUN, L'ABBÉ · texte numérisé non relu

SAINT-AUN, L'ABBÉ

Ah ! voilà la Baronne*

M. DE SAINT-ALIN

Eh bien , ma sœur, vous venez de chez mon père?

LA BABONNE.

Oui, je l'ai déterminé à nous renvoyer tous à Paris.

M"«. DE MORIVAL

Et maman y a-t-elle consenti ?

LA. BARO»N£

Je Tesp^e , je Tai laissée avec lui ; elle arait reçu des lettres qu'ils lisaient ensemble \ j'ai couru loute la maison pour vous trouver, n'imaginant pas que vous seriez tous dans le salon. ^

M. DE SAIIÏT^ÀLIIî.

II faut attendre ma mère > pour savoir si elle consentira à ce départ , et quand elle le fixera.

Ainsi , je vous vois tous les tf ois au xnoroent d'èire bien contens de retourner à Paris.

hX 3AIIOM7JE;,

Mais je jcrois que cela ne tous fera piEia de peine à vous , l'Abbé.

M"% DE MORIVAL

Bon! ma sœur j il est deremi insouciant , à ce qu'il dit.

L*ABB£

Ah ! pas sur tout \ je serais fort aise , par exemple , de vous voir heureux tous les trois ; ainsi , vous voyez bien que j'ai des désirs comme .un autre.

LA BARONNE

Et les plus obligeans du monde.

M. DE SAINT-AUN

Savez-vous , ma sœur , qu^l restera ici avec nous un mois entier , si nous ne partons pas ?

L'ABBÉ

Voilà un grand mérite !

LA BAEONlïE.

Mais sûrement , FAbbé , pour on bomme répandu , et fêté comme vous l'êtes.

' L'ABBÉ

On est donc le saériliee de quitter ce qu'on aime

pour aller vivre avec des indifférens , ou des gens i qui vous n'êtes agréable que parée que vous les amusez.

M. DK SAINT-ALJN.

Et la fortune que tu attends ?

L*AB8Ê

Si le bonheur la guide , je ne puis pas être mieux posté qu'avec vous pour TaUendre.

M"V DE MORIVAL

Ah ! voilà maman !

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