‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 58 sur 166 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

U BAAONKE, M*"*. DE BIORIYAL, M^. DE MORIVAL, L'ABBÉ, M. DE SAINT-ALIN.

M"«. DIE MORIVAL

Eh bien, mes enfans, vos désirs vont être satisfaits , nous partons ton» demain ^ j'ai obtenu de votre père qu'il reviendrait avec nous y et qu'il ne ferait ici que de petits voyages , pour voir où en seront ses travaux.

M. DE SArNT-Atllîî.

Je vous assure que je craignais beaucoup pour lui les rigueurs) de la saison , où vous l'auriez vu s'exposer tous le$ jours, sanii pouvoir l'eouempèçh^ir*

M"% DE MORIVAL

Aussi 8uis-je bien aise qu'il ait cédé à mes inswvces : il fallait des raisons très*fortes pour lui faire faire ce que. je voulw» et illes a très ^ bien «eoti^. Vous ne voua nmuiere? pas ce spir.

M. DE SAIKT-ALI^.

Pourquoi donc ?

M»». DB MORIVAL

CW que vous aures de l'occupation*

U^. DE MORIYAL.

Laquelle donc , maman ?

M-\ DE no RIVAL.

Eh ! celle de faire tous vos préparatifs pour le départ.

M. DE SAIIÏT-ALIN.

Est-ce que nous irons demain dîner à Paris ?

»!••. DE MORIYAL.

Je ne crois pas que cela se puisse.

LA BARONIîE.

En ce cas , nous avons du temps.

M»«. DE MORIVAL

Quand on en a passé beaucoup à la campagne, on n'en a jamais trop pour rassembler tout ce qu'cm y a apporté.

M. DE SAINT-ALIN

C'est-à-dire que vous nous permettez d'aller nous préparer ?

M—. DE MORIYAL.

Oui , oui ; je vais rester avec FAbbé.

Page 1