‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 59 sur 166 · MP*. DE MORIVAL, L'ABBÉ · texte numérisé non relu

MP*. DE MORIVAL, L'ABBÉ

M-\ DE MORIVAL

Eh bien , les voilà bien aises d^aller à Paris ?

C'est tout ce qu'ils désiraient.

M»«. DE MORIVAL

n y a déjà quelques jours que votre oncle avait envie de nous faire tous partir; mais , comme il voulait rester ici tout seul , je n'ai pas jugé à propos d'y consentir.

L*ABBÉ

Vous devez être sûre que je serais resté avec lui.

M»«. DE MOR lYAL.

Je n^en doute pas , T Abbé ; je sais bien ce qui les fait tant désirer d'aller à Paris.

L*ABBÉ

Je ui^ea doute aussi un peu.

M"«. DE MORIYAL.

Madame Dorémant....

L'ABBÉ

La mère du Président ?....

M»«. DE MORIVAL

Oui , elle n'y est pas , et son fils est à la campagne arec elle , ainsi que madame de Banville.

L*ABBÉ

Réellement ?

M"«. DE MORIYAL.

J'ai reçu de leurs nouvelles, et j'avais imaginé qu'ils passeraient par ici à leur retour, et que je pourrais les engager à rester avec nous; voilà pourquoi je voulais retarder notre départ,

L'ABBÉ

Par ce moyen, vous auriez été bien sûre que vos enfans ne vous auraient plus tourmentée pour aller à Paris.

BI—. DE MORIYAL*

Le Comte serait bientôt arrivé.

L*ABBÉ

Je le crois.

M*«. DE MORIYAL.

n faut que j'aille donner des ordres pour notre départ; si je retardais, nous ne pourrions peut-être pas partir demain.

L*ABBÉ

Us seraient tous bien fâchés , s'il y avait le moindre retard.

«»•. DE MORÎVAL.

G^^t A cttUM 4e -cela tjtie je n^ veux pas perdre un instant. Je vous reverrai , l^Âbbé ?

l'ABBE.

Tant que vous le voudrez , ma tante ; mes paquets seront bientôt faits, à moié

M—. DE MORIVAL

J'espère que vous ne serez pas toigours comme cela.

L'ASBÉ.

Continuez devoir les mêmes kontéâ pour nioi ^ et je ne trouverai jamais qu'il manque i^ien à mon sort

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