MP*. DE MORIVAL, L'ABBÉ
M-\ DE MORIVAL
Eh bien , les voilà bien aises d^aller à Paris ?
C'est tout ce qu'ils désiraient.
M»«. DE MORIVAL
n y a déjà quelques jours que votre oncle avait envie de nous faire tous partir; mais , comme il voulait rester ici tout seul , je n'ai pas jugé à propos d'y consentir.
L*ABBÉ
Vous devez être sûre que je serais resté avec lui.
M»«. DE MOR lYAL.
Je n^en doute pas , T Abbé ; je sais bien ce qui les fait tant désirer d'aller à Paris.
L*ABBÉ
Je ui^ea doute aussi un peu.
M"«. DE MORIYAL.
Madame Dorémant....
L'ABBÉ
La mère du Président ?....
M»«. DE MORIVAL
Oui , elle n'y est pas , et son fils est à la campagne arec elle , ainsi que madame de Banville.
L*ABBÉ
Réellement ?
M"«. DE MORIYAL.
J'ai reçu de leurs nouvelles, et j'avais imaginé qu'ils passeraient par ici à leur retour, et que je pourrais les engager à rester avec nous; voilà pourquoi je voulais retarder notre départ,
L'ABBÉ
Par ce moyen, vous auriez été bien sûre que vos enfans ne vous auraient plus tourmentée pour aller à Paris.
BI—. DE MORIYAL*
Le Comte serait bientôt arrivé.
L*ABBÉ
Je le crois.
M*«. DE MORIYAL.
n faut que j'aille donner des ordres pour notre départ; si je retardais, nous ne pourrions peut-être pas partir demain.
L*ABBÉ
Us seraient tous bien fâchés , s'il y avait le moindre retard.
«»•. DE MORÎVAL.
G^^t A cttUM 4e -cela tjtie je n^ veux pas perdre un instant. Je vous reverrai , l^Âbbé ?
l'ABBE.
Tant que vous le voudrez , ma tante ; mes paquets seront bientôt faits, à moié
M—. DE MORIVAL
J'espère que vous ne serez pas toigours comme cela.
L'ASBÉ.
Continuez devoir les mêmes kontéâ pour nioi ^ et je ne trouverai jamais qu'il manque i^ien à mon sort