SCÈNE VIIL M"«. DE MORIYAL, L'ABBÉ, M. DE SAINT-ALIN
M. DE SkîH^t^fLhlTH,
L'Abbé ^ dis-^otts doue où va comme cela mu mère ?
L*ABB£
Elle va donner des ordj^es pour que le départ no puisse pas être retardé d un instant.
M"«. DE MORIVAL
Nous sommes les plus malheureux du monde !
L'ABBÉ
Que vous est-il donc arrivé ?
M"«. DE MOHIVAL.
L'Abbé., nous n'espérona qu'en vous, Pourquoi, que puis^je faire?
M. DE SAÏNT-ALIN.
Nous aider à faire retarder ce départ , dire qu'il obligera mon père à faire ici plusieurs voyages , qu'il
voudra peut-être enfin j rester seul , et que nous ne Tûulons pas avoir à nous reprocher d'en avoir été la cause.
L*ABBÉ
Ceci m^a bien Tair de n'être qvCun prétexte ; parlez-moi vrai ?
M. DE SAINT-ALIIÏ.
Eh bien , tiens , lis. Voici une lettre du Président , que je viens de recevoir à Tinstant , et que je devais avoir avant-hier.
L«ABBé.
Voyons (Il Ut.) Gomment ! sa mère l'a chargé de t'écrire qu'elle viendrait , avec madame de Ranville et lui , habiter ici jusqu'au moment où nous irons à Paris j si cdia convient à votre mère ?
M. DE SAINT-ALIN
Oui , et comment me charger dé lui dire cela , après tout ce que nous avons fait pour la déterminer à partir ?
L*ABBÉ
n est vrai qu'elle en pourrait deviner le motif. Gela dcrvient embarrassant ! Tu ne peux pas lui montrer cette lettre à présent : une heure plus tôt, cela était bien différent.
M. DE SAINT-ALIIi.
Sans doute.
L'ABBE
Il faut la supprimer.
M"V DE MORIVAL
Ensuite ?
UABBÉ.
N'est-ce pas la Baronne qui a obtenu de ton père qu'il partirait avec nous ?
M"*. DE MORIVAL
G 'est elle-même .
tyô LE DÉPART DE LA CAMPAGNE,
L*ABBÉ
n faut i présent qu'elle le fasse changer d'ans , qu'il dise que , toutes réflexions fiiites, il veut abso* lument rester ici.
M"*. DE MGRIYAL.
lia Baronne ne peut pas se chaîner de cela.
L*ÀBBB.
Vous le croyez ?
M"*. DE MOaiVAL.
j^en suis sure ; et comment la désayouer après toutes les démarches qu'elle a faites , en notre nom et au âen, auprès de mon père pour nous faire partir ?
L'ABBS.
Vous n'ayez pourtant que cette ressource.
M. DE saiht-alin.
Si nous pouyions parler i mon père ?
Oui, inventer quelques moyens.
M. DE s A lux- A Lin.
Tu pourrais faire cela, toi, l'Ahbé^ la Baronne n'osera pas t'en vouloir.
L*AB BÉ
C'est-à-dire qu'elle ne me le dira pas; mais, dans le fond de son âme , elle pestera contre moi.
M"«, DE MGRIYAL.
J'entends, je crois , mon père.