M"*. DE MORIVAL, M. DE MORIVAL, M. DE
SABVT-ALIN, L'ABBÉ.
M. DE MGRIYAL, arsat de paraître.
Peut-être qu'elle sera dans le salon.
QUATORZIÈME JODÏINÉE. 177
UABBÉ.
C'est lui-même.
M. DE MORIYÂL.
Ah ! VOUS voilà tous ici ! Savez* vous où est votre mère?
Mon oncle, elle est allée donner des ordres pour le départ de demain.
M. DE MÛRI VAL
Pour le départ ? A la bonne heure.
M. DE SAINT-AUN
Mon père , s'il y a quelque chose de changé...
M. DE MORIYAL.
Non , non , rien. Je sais combien vous désirez tous d*aller à Paris , et je ne veux pas vous contrarier.
M. DE SAINT-ALIN
Vous ne nous contrarierez pas , je vous le jure , en nous faisant rester ici , si vous voulez y demeurer eticore.
M. DE MORIVAL
Pourquoi ne pas me parler vrai ? ce n'estpas là ce que m*a dit la Baronne.
M. DE SAINT-ALIN
Noos sentons biea que ce nVst que pat complai*sance et par bonté pour nous que vous vous êtes déterminé à partir, et je vous jure que rien ne nous peut faire désirer d'aller actuellement à Paris.
M. DE MORIVAL
Si cela est , j'en suis fort aise ^ parce que je viens de recevoir une lettre de mon architecte, qui me mande qu'il ne peut pas venir ici avant cinq on six jours , et je veux absolument Vj attendre.
M. DE SAINT-ALIN
Eh l>ien, nous serons fort aises d'y demeurer
TOMi III. 12
178 LE DÉPART DE LA CAMPAGNE, quinic jcion, et darantaige ai oda ▼oos bit plaîâr ^ et
H. DE HOmiTAL.
Je complus y rester seul , malgré TOtre mcre, qui ne Toolait pas y consentir) Toilà poorqpioi je la chei^ diais.
M^. DE HOmiTAL.
Nons n y aurions pas cxmsenti non plus.
M. DE nOUTAL.
La Barame «voyait qoe cela vons aurait fait de la pdme , eUe me Favait dit. Ah ! la voici.
SCÈ:SE X.
V. DE MOBIVAL, ll"^ DE MORIVAL, LA BAROKM, M. DE SAI>T>ALI\, L'ABBÉ.
M. DE MOmiYAL, à h Wmiit.
Ma fille, nons ne partons plus demain, et yotre frère et Toire sœur yeulent bien rester avec moi ] je crois que tous n^aurex pas envie de les quitter.
LA BAR099E
Nous ne partons pas?
L*ABBK.
Non. Mon onde yeut restor ici , pour attendre son architecte.
LA BAKOUHE.
Et quand yieniril ?
L'ABBE
Dans cinq on six jours.
LA BABOHIfE, iM. 4e Smi-AI».
Yoilà un cruel contre-ten^ !
L*ABBÈ.
Mon onde Toulait rester seul ; mais nous ne pon- Tons pas Fabandonner.
LA BARONNE
SAremeDt ; nuis il me semble , mon papa, qoe yoos deviez &ire ici qnelqaes voyages; vous anries pu alors y donner rendezrvons à ceux avec qui vous y auriez affiôre , an lien de les y attendre.
M. DE MORIYAL.
11 est vrai ; mais puisque cela ne les contrarie pas , j'aime autant y rester. D'ailleurs , ce sera Favis de votre mère.
LA BARONNE, à M. de SûnUAlki.
Vous n'avez donc pas pu parer ce coup-là ?
M. DE SAINT^ALIN
Ek ! vraiment non.
M. DE HORIVAL.
Qu'est-ce qu'elle dît?
Que je crains que les arrangemens de ma mère ne souffrent quelques difficultés par ce retard.
M. DE MORIYAL.
Je l'entends; vous allez voir qu'elle sera de notre avis.