‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 61 sur 166 · M"*. DE MORIVAL, M. DE MORIVAL, M. DE · texte numérisé non relu

M"*. DE MORIVAL, M. DE MORIVAL, M. DE

SABVT-ALIN, L'ABBÉ.

M. DE MGRIYAL, arsat de paraître.

Peut-être qu'elle sera dans le salon.

QUATORZIÈME JODÏINÉE. 177

UABBÉ.

C'est lui-même.

M. DE MORIYÂL.

Ah ! VOUS voilà tous ici ! Savez* vous où est votre mère?

Mon oncle, elle est allée donner des ordres pour le départ de demain.

M. DE MÛRI VAL

Pour le départ ? A la bonne heure.

M. DE SAINT-AUN

Mon père , s'il y a quelque chose de changé...

M. DE MORIYAL.

Non , non , rien. Je sais combien vous désirez tous d*aller à Paris , et je ne veux pas vous contrarier.

M. DE SAINT-ALIN

Vous ne nous contrarierez pas , je vous le jure , en nous faisant rester ici , si vous voulez y demeurer eticore.

M. DE MORIVAL

Pourquoi ne pas me parler vrai ? ce n'estpas là ce que m*a dit la Baronne.

M. DE SAINT-ALIN

Noos sentons biea que ce nVst que pat complai*sance et par bonté pour nous que vous vous êtes déterminé à partir, et je vous jure que rien ne nous peut faire désirer d'aller actuellement à Paris.

M. DE MORIVAL

Si cela est , j'en suis fort aise ^ parce que je viens de recevoir une lettre de mon architecte, qui me mande qu'il ne peut pas venir ici avant cinq on six jours , et je veux absolument Vj attendre.

M. DE SAINT-ALIN

Eh l>ien, nous serons fort aises d'y demeurer

TOMi III. 12

178 LE DÉPART DE LA CAMPAGNE, quinic jcion, et darantaige ai oda ▼oos bit plaîâr ^ et

H. DE HOmiTAL.

Je complus y rester seul , malgré TOtre mcre, qui ne Toolait pas y consentir) Toilà poorqpioi je la chei^ diais.

M^. DE HOmiTAL.

Nons n y aurions pas cxmsenti non plus.

M. DE nOUTAL.

La Barame «voyait qoe cela vons aurait fait de la pdme , eUe me Favait dit. Ah ! la voici.

SCÈ:SE X.

V. DE MOBIVAL, ll"^ DE MORIVAL, LA BAROKM, M. DE SAI>T>ALI\, L'ABBÉ.

M. DE MOmiYAL, à h Wmiit.

Ma fille, nons ne partons plus demain, et yotre frère et Toire sœur yeulent bien rester avec moi ] je crois que tous n^aurex pas envie de les quitter.

LA BAR099E

Nous ne partons pas?

L*ABBK.

Non. Mon onde yeut restor ici , pour attendre son architecte.

LA BAKOUHE.

Et quand yieniril ?

L'ABBE

Dans cinq on six jours.

LA BABOHIfE, iM. 4e Smi-AI».

Yoilà un cruel contre-ten^ !

L*ABBÈ.

Mon onde Toulait rester seul ; mais nous ne pon- Tons pas Fabandonner.

LA BARONNE

SAremeDt ; nuis il me semble , mon papa, qoe yoos deviez &ire ici qnelqaes voyages; vous anries pu alors y donner rendezrvons à ceux avec qui vous y auriez affiôre , an lien de les y attendre.

M. DE MORIYAL.

11 est vrai ; mais puisque cela ne les contrarie pas , j'aime autant y rester. D'ailleurs , ce sera Favis de votre mère.

LA BARONNE, à M. de SûnUAlki.

Vous n'avez donc pas pu parer ce coup-là ?

M. DE SAINT^ALIN

Ek ! vraiment non.

M. DE HORIVAL.

Qu'est-ce qu'elle dît?

Que je crains que les arrangemens de ma mère ne souffrent quelques difficultés par ce retard.

M. DE MORIYAL.

Je l'entends; vous allez voir qu'elle sera de notre avis.

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