SCÈNE IV
M-'. DE VÉRINGA, M-«. DORINTY, M**. DE RENANT, LE CHEVALIER, LACROIX.
LACROIX, annonçant.
Monsieur le chevalier de Clerbon.
M—, DE yÉRIUGA.
Ah ! le Chevalier ! il va vous déterminer , j'en suis sûre.
LE CHEVALIER
Je ne viens d^apprendre votre retour que dans le moment , madame , par madame d^Âville.
M"'. DORIHTY.
Oui , et , ne faisant que d'arriver, elle ne veut pas venir à l'Opéra , un jour comme aiyourd'hui encore , que tout Paris y sera !
LE CHEVALIER, ironiquement.
Rien n'est plus vrai.
M"«. DE VÉRINGA.
Cela ne lui est-il pas très * nécessaire , pour se remettre au courant ?
LE CHEVALIER
C'est une réflexion très-sensée 5 on ne connaît le monde , et toutes ses vicissitudes , qu'à l'Opéra.
QUINZIÈME JOURNÉE. log
li-V D'OP*I»TY.
Voilà une jolie plaisanterie !
LE GHEYALIEBj
Je ne plaisante point ; c^est là où Ton apprend ^ non-seulement les plus grandes nouyelles , mais encore ce qni arrive dans les différentes sociétés. Où Yonles-Tous qu'on puisse mieux s'instruire des nouvelles liaisons , des ruptures , et de tout ce qu'il est important de savoir quand on vit dans la bonne compagnie , pouf ne pas faire , à chaque pas, des bévues à renverser ?