ACTE II, SCÈNE III
M lle . HONORINE.
On m'a dit que c'était un homme extraordinaire et qui n'entend point qu'on lui manque de parole.
M. DE CLAIRANGE.
Et l'on vous a dit vrai. L'honneur a toujours été la base de toutes ses actions ; il a une espèce d'héroïsme qui tient entièrement de l'ancienne chevalerie.
M 1Ie . HONORINE.
Il me semble aussi vous avoir entendu dire qu'il avait fort désiré de s'allier avec vous.
Sans doute ; c'est ce qui a fait naître à votre mère ce projet, et, ce qui m'embarrasse, c'est la difficulté de le rompre. Imaginez-vous qu'il serait homme à déshériter son neveu , s'il refusait d'épouser votre sœur.
M lle . HONORINE.
Vous le croyez?
M. DE CLAIRANGE.
Je vous dis que j'en suis sûr.
M lle . HONORINE
Bon ! tout cela s'arrangera.
M. DE CLAIRANGE.
La voilà encore comme sa mère , qui ne trouve de difficulté à rien. Mais la voici , je vais voir avec elle les moyens de faire changer d'avis le baron.