ACTE II, SCÈNE XIII
M n «. HONORINE.
Quoi ! ma sœur, qui affichait' là plus parfaite indifférence , tous aime à cet excès ?
M. DE SAINT-ALPHART.
Ah ! mademoiselle , c'est. vous peut-être, qui m'avez perdu .
M lu . HONORINE.
Ne le croyez donc pas : sa jalousie , son dépit, prouvent assez qu'elle vous aime toujours , et que vous serez heureux.
M. DE SAINT-ALPHART.
Ce dépit la fera consentir k épouser Rosan. Je n'en saurais douter.
M lle . HONORINE.
Mais , monsieur de Rosan ne l'aime pas.
M. DE SAINT-ALPHART.
Et, si son oncle arrive , malgré ce que vient de me dire madame de Clairange ?
M Ue . HONORINE.
Vous a-t-elle dit qu'il ne venait pas ?
Elle me l'a assuré ; mais...
M lle . HONORINE.
Achevez.
M. DE SAINT-ALPHART.
Le courrier qu'elle lui a envoyé peut ne pas le rencontrer ; ou , de l'humeur dont on dit qu'il est , il peut poursuivre sa route , et tout concourra pour me rendre le plus malheureux de tous les hommes.
M lu . HONORINE.
Ne vous désespérez pas, avant de savoir votre sort. Je vais rassurer ma sœur, s'il m'est possible ( à part ) , et savoir si en effet le baron n'arrivera pas.
i5i LA PROPOSITION DE MARIAGE,