SCENE XII
la comtesse; le comté, le marquis.
Eh bien , Marquis , ou en ètes-vous?
LE MARQUIS
La vicomtesse n'a pas voulu me recevoir.
Elle n'était peut-être pas chez elle.
LE MARQUIS
Je vous demande pardon, madame; car lorsque je m'en allais , j'y ai vu entrer mon oncle.
Oh ! rien n'arrête le Commandeur.
Et avez-vous laissé votre lettre'?
LE MARQUIS
Oui , en recommandant de la donner avec les autres , en disant que c'est une lettre d'affaires : c'est Landri qui a arrangé tout cela.
Connaît-elle votre écriture ?
LE MARQUIS
Non.
Eh bien, elle la lira.
Vous ne savez ni l'un ni l'autre ce que fait le commandeur actuellement chez la Vicomtesse ?
LE MARQUIS
Non , vraiment.
Dites donc.
U est allé lui demander son consentement.
LE MARQUIS
Pourqnoi faire? , , ., . .
Pour que .vous l'épousiez.
LE MARQUIS
Il savait que je Faimais ? '
Non.
LE MARQUIS
Comment donc a-t-il eu cette pensée ?
H est venu me consulter pour vous marier; il vous dira ce qu'il a fait pour vous rendre un excellent parti. H ma prié de lui nommer la femme qui pourrait le plus vous convenir , ainsi qu'à lui.
-LE MARQUIS
Comment, le Commandeur pense à me marier ?
Oui , et quand je lui ai nommé la vicomtesse, il a été enchanté de ce choix ; il m'a dit que c'était le sien ; et , sans m écouter davantage , il est parti.
LE MARQUIS
Pour aller me proposer à elle ?
Oui >ftïl m'a promis de revenir ici tout de suite.
Il faut l'attendre.
Elle n'aura pas pu lire votre lettre avant de voir le Commandeur.
LE MARQUIS
Sûrement.
Il ne réussira pas.
Le roici.
LE MARQUIS
II n'a pas l'air de bonne humeur*