ACTE II, SCÈNE T
Et, oseriçz-vous vous livrer à votre 'pta&sioh ?
VICTOIRE
&h * je ^vo^s que madame aime bien vivement M. le 3ïièvafliet , *ét qu'elle veut l'éprouver.
Je ne dis pas fué je Taîmev
VICTOIRE
Non, madame; mais, moi * je le devine; et, ne »CDurrah-il pas le deviner afus«si ? car madame lui 'écrit -w^ès- souvent , et de bien longues lettres.
Cm ^ù^il me tôttrmëirte horriblement
'VICTOIRE
C'est dfonc £t>ùr lé gronder <^ue madame lui écrit?
Vous êtes curieuse , mademoiselle.
VICTOIRE
Non , madame ; mais c'est que , comme M, le Chevalier est fort aimable...
Il vous paraît aimable P
VICTOIRE
Oui , madame.
Plus ô;ùé mtm ritarl ?
VICTOIRE
M. le Comté hîme bien madame , mais je crois que M. le Chevalier l'aime davantage.
LÀ COMTESSL.
Mais , je n'ai rien à reprocher à mon mari.
VICTOIRE
Ah! si j'osais dire....
Quoi ? parlez.
VICTOIRE
Vous avez à lui reprocher de n'être pas aussi amusant que M. le Chevalier $ et cela lui frit tort , madame.
Le Chevalier est charmant ! C'est qu'il est rempli de soins 9 d'attentions....
VICTOIRE
Et, pourquoi donc madame le gronde-t-elle quelquefois ?
C'est pour m'empècher de le traiter aussi bien qu'il le mérite. Je me crains plus que lui ; je ne veux pas l'aimer. Je voudrais qu'il n'y eût entre nous que de l'amitié ; il y consent , mais c'est toujours de son. amour qu'il m'entretient.
VICTOIRE
Heureusement que M. le Comte n'a pas vu les lettres de madame.
Il faut pourtant que je songe comment je ferai avec ces lettres. (Elle rêve.) Mais, mademoiselle, dites donc ? cela est affreux !
VICTOIRE
A la place de madame , je serais bien embarrassée.
Qu'inventer ?. . . . Comment me tirer de là ?.. . Si je
ne remercie pas mon mari des cinquante louis , il
croira que ces lettres m'embarrassent.
victoire.
Sûrement.
LA COMTESSE, avec joie, après avoir un peu rêvé.
Il me vient une idée.