‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 212 sur 256 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

LA COMTESSE, LE COMTE

Quoi 9 vous êtes ici toute seule ? La marquise est ▼enue vous chercher.

La marquise ?

Oui ; elle reviendra.

A la bonne heure. A propos , monsieur , je vous dois des remercimens.

A moi ?

Oui. Ce que vous avez fait est on ne peut pas plus honnête.

Je ne sais ce que vous voulez dire.

Vous savez que je n*m *(MÔm 'd-argfcn t., que je désire une étoffe charmante , et je trouve cinquante louis sur ma toilette.

Et vous croyez ?....

LA COMTES-St.

Allons , venez donc qme §e voas remercie.

ïM COMTE, là baise au front et s'a*sied.

Et , si tétait xm autre qui vous eût ïah cette galanterie ?

LA COMTJtffifc.

Un autre , un autre que vous? cela est impossible.

LE qOMT».

N'y a-t-il que moi qui vous aime, au monde ?

L£ CQTfTtSjtffc.

Je crois au moins qu'il n'y a que vous qui ayez de l'amour pour moi.

Voue n'en connaissez pttmt d'autres ?

Non , et ils seraient très-mal reçus s'ils me le disaient.

Ah ! pas toujours. Il ne faut pas tant faire la cruelle.

Ce que vous me dites-là me divertit. Connaissesvous quelqu'un qui m'aime ?

Vous le connaissez mieux que moi .

Comme je ne tn'en souviens pas dans ce moment-ci, vous me ferez plaisir de me le nommer. '

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