ACTE II, SCÈNE VI
trouve des lettres d'un autre homme à sa femme , en tes prenant, lafi&e cinquante louis â la place.- ''
LE CHEVALIER
Tout ceci est un mystère de plus en. plus incompréhensible !
Jugée dente quel a été mon tfmbamg, -en trouvant cet argent, de penser qu'il avait vos felfcftis Grittqises m.ains.
LE CHÇVALIER.
Vous me faites frémir pour vous.
Je me suis su très-bon gré de ce qu'il y verrait que vous vous plaignez de mes rigueurs ; mais c'était tpujours un tort que d'avoir conservé ces lettres . et jl fallait le rendre excusable et même indispensable.
LE CHEVALIER
Indispensable?
Oui ; nécessaire.
\ LE CHEVALIER
Et il Ta cru ?
■■ UL COMTEfrS-B. . V •■•.' •
Assurément. : .\ ? ïj. ••-;..
LE CHEVALIER
Ceci confond toutes mes idées, je, voua fô jure y' et , en mille ans, je ne devinerais pas comment vou*a#6z pu réussir à le lui prouver.
Écoutez , écoutez : je l'ai assuré qu'en sa présence
I bous étions convenus , vous et ftfeï^de»4&tte'Uft roman en lettres -, que vous feriez celles de l'homme , et moi celles de la femme.
LE CHEVALIER
Eh bien ?
Il ne pouvait pas se souvenir d avoir été présent a cette convention ; mais il m'a paru approuver ce projet, au point de désirer de voir mes réponses pour juger du roman.
LE CHEVALIER
Vous êtes divine ! Voilà ce qu'on appelle avoir de l'esprit , de l'imagination !
Il ne faut pas encore tant m' admirer.
LE CHEVALIER
Pourquoi donc ?
S'il m'avait persiflée , s'il n'avait pas été la dupe de cette divine imagination ?
LE CHEVALIER
Cela n'est pas possible.
Il faudrait renoncer à me voir.
LE CHEVALIER
O Dieu ! que dites-vous ? Ah ! madame ; et vous y consentiriez ?
Attendons son retour $ il aura bientôt lu mes lettres!
LE CHEVALIER
J'entends quelqu'un 5 si c'était lui ?
Nous allons savoir ce qu'il pense : c'est lui-même.