ACTE II, SCÈNE VII. 35g
LE CHEVALIER, avec joie.
Cela est bien dit ; il faut travailler de concert.
Est-ce que vous écriviez chacun de votre côté ?
LE CHEVALIER
Oui , monsieur.
Je ne m'étonne pas si cela était si froid! Vous ne pouviez rien faire d'intéressant l'un sans l'autre.
( D travaille. ) LE CHEVALIER.
C'est ce que je pense. Madame, voulez-vous que j'approche cette table ?
LA COMTESSE, sèchement.
Oui , monsieur.
(Ils s'asseyent,, prennent chaomn qne plunie. Le Chevalier regarde tendrement la Comtesse , et il y a un peu de silence )
Eh bien , cela avance-t-il ?
LE CHEVALIER
. Monsieur , nous cherchons.
D n'y a pas à chercher ; il faut qu'elle dise absolument qu'elle aime; c'est par où il faut commencer.
LE CHEVALIER
Madame hésite.
Eh mais, elle a tort.
J'ai tort ?
Sûrement. Que diable voulez-vous faire ? que voulez-vous devenir , si vous ne vous y déterminez pas ?
36o LE ROMAN,
Mais, monsieur , songez donc que c'est une femme
mariée.
LE comte.
Qu'est-ce que cela me fiât ?
Comment, vous croyez...
Parhieu , je m'embarrasse bien de son mari!
qu'on ne nous trompe pas tous les jours ? Encore fois , il faut de la vérité dans votre roman 5 voila que je vous conseille.
LE CHEVALIER
Qu'a vex- vous à dire a cela , madame ?
Rien , d'abord que monsieur le vent.
, Ton a bien de la peine i vous faire entendre?
LE CHETALIE*.
Ab ça, madame, éc ri v ez donc enfin que vous aimez.
là U lettre que j'attends.
LE CHETAL1E*.
Nous allons voir , monsieur ;
Bon /bon!
LE CHEVALIER
Songez y madam e , qu'il mut qne cette lettre soit bien tendre*