SCÈNE IL
M. POURSOY, CLÉMENT.
M. POURSOY.
Âh ! vous voilà , mon ami , comment va la santé ?
CLÉMENT
Fort bien , monsieur.
M. POURSOY.
Vous étiez là avec l'ami Géraud?
CLÉMENT
Il est vrai.
M. POUASOY.
Il s'est sans doute plaint de moi avec vous , qui êtes son ami.
CLÉMENT
Quel sujet pourrait-il en avoir ?
M. POURSOY.
Je m'en vais vous le dire. Il est dans le plus grand embarras.
Je le sais. # *
H. POURSOY.
H a besoin d'argent pour arranger tes affaires , et il a eu recours à moi.
CLÉMENT
Pouvait-il mieux s'adresser ?
M. POURSOY.
Mais oui. Il est sûr que j'aurais été charmé de pouvoir l'obliger, mais dans le moment présent cela m'est absolument impossible.
4io LE PEINTRE ET LE MENDIANT,
autant , pourrait devenir , par ce mariage , malheureuse toute sa vie.
DUCHEMIff.
Voilà ce que je ne saurais croire.
JAVOTTE
Et comment connaissez-vous une personne riche 9 vous 9 mon père ?
DUCHEMIH.
Tu sais bien qu'il y a des instans dans la journée où je quitte mon habit de mendiant 9 et même tous les soirs , pour aller causer au café , dans on antre quartier que le nôtre.
JAVOTTE
H est vrai. Mais 9 pouquoi toujours mendier, puisque 9 par vos épargnes , vous pourries vous en passer?
DUCHEMIN
J'attends pour cela le moment où je pourrai te marier.
JAVOTTE
Vous savez bien , mon père...
DUCHEMIN
Oh ! je sais bien que ra vas me répéter ce que tu m'as dit cent fois, que tu ne t'en soucies pas $ mais je sais bien pourquoi. Enfin 9 quand M. Clément sera marié , tu ne me diras plus cela.
JAVOTTE
Quand il sera marié ?