‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 3 sur 256 · A KM A NT · texte numérisé non relu

A KM A NT

ARMAND

AiliUAIVU.

Ils y sont. Où faut-il mettre la table ?

TA rr\*f TT7C01T

Ici ; fort bien ! tournez-la ; eh ! de l'autre côté.

ARMAND

Est-ce là tout ce que veut madame la Comtesse ?

LA COMTESSE, peignant.

Tout? attendez. Qu'est-ce que je voulais dire ?

ARMAND

Madame avait dit qu'elle m'enverrait quelque part. N'est-ce pas chez M. Quinquenet , le bijoutier ?

Ah ! oui , pour mon souvenir.

ARMAND

Madame, j'y ai été hier trois fois.

4 LA MAISON DES BOUf.EVARTS,

Eh bien ! qtf esVfcé qu'il vcMs a dit ?

ARMAND

Que vous ne l'auriez que dimanche.

La comtesse Dimanche ?

ARMAND

Oui, madame.

Mais , j'en ai besoin aujourd'hui.

ARMAND

C'est ce que je lui ai dit.

Voilà ma miniature presque finie > le Comte me tourmente pour l'avoir 4 et il croit que je ne m'en occupe pas. Ces gens-là sont bien impatientans ! Il faudra y retourner.

ARMAND

C'est qu'on ne le trouve jamais, encore.

, r ..... , - LA COMTESSE. . ., .

Eh bien , allez-y ce soir.

ARMAND. ,

Fort tard donc ; car il Ta tous les jours à la comédie, à l'Opéra. .. t .

Vous le croyez ?

ARMAND

Oui , madame $ je l'ai encore vu hier aux Variétés- Amusantes. . ■ . i

Je n'en suis pas surprise; ces gens-là sont plus occupés à présent de leurs plaisirs que de leurs affaires : la tête tourne à tout le monde aujourd hui. Allons ; laissez-moi.

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