‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 6 sur 256 · M»». DE VERMILLI, LA COMTESSE, L'ABBÉ · texte numérisé non relu

M»». DE VERMILLI, LA COMTESSE, L'ABBÉ

ARMAND

ARMAND

Monsieur l'abbé Floraison.

Qu'est-ce que cela ?

M m «. DE VERMILLI.

Madame la Comtesse , vous serez peut-être étonnée que , sans vous en avoir prévenue , je vous amène comme cela M. l'abbé Floraison.

Madame —

M m '. DE VERMILLI

C'est que j'étais toute seule , il est venu demander à dîner : nous avons fait de la musique ; ensuite , comme je voulais avoir l'honneur de vous voir, le beau temps m'a engagée à venir à pied par le rempart ; je compte m'en aller de même , et monsieur l'Abbé a bien voulu m'accompagner.

Il aime donc la musique , monsieur F Abbé?

M»' DE VERMILLI.

Beaucoup.

L'ABflÉ, .,

Oui ; mais je n'en fais jamais qu'avec les dames.

i2 LA MAISON DES BOULEVARTS,

Et sans se frire prier ?

M**. DE VEBMILLI

On loi dit seulement : Eh bien ! l'abbé ; il prend tout de suite la harpe.

Et il vous accompagne?

LABBÉ

Ont, madame la Comtesse , j'accompagne.

Cela est charmant!

M—. DJE VERlffL^L

Madame , je viens d'éprouver, en entrant chez vous, la plus grande surprise.

A propos de quoi donc?

nr* , w yeuhjlll

Cest d'en avoir vu. fOçU? le chevalier de Résan»

LA CpMTESSE.

Que cela a-t-il de surprenant?

M"«. DE VERMILLI.

C'est de ce que vous le voyez.

LA COlffESSE

C'est un ancien ami de mon mari.

JR-. J^E VB*MILÏ,J.

J'espère qu'il n'flfc pa£ A& V&Xttt

Je n'imagtae paççç qui peut vqus Caire dire cela.

•M—. D^ VERMILLJ.

C'est qu'il est l'homme du monde le plus «dangereux ! Je l'ai connu autrefois , et je sais qu'il a fait des propos teu* moi....'

COMÉDIE. i3

J'ai de la peine à croire cela, madame.

M me . Dfe tfcïlMILLI.

Il y a même des choses qui! m'a dites â btoimême ; ainsi , j'en suià certaine.

Qu'est-ce que c'est donc, madame ?

M» e . P£ V.ERMXLLl

Il m'a dit que j'avais des taches de rousseur.

Page 1