M»». DE VERMILLI, LA COMTESSE, L'ABBÉ
ARMAND
ARMAND
Monsieur l'abbé Floraison.
Qu'est-ce que cela ?
M m «. DE VERMILLI.
Madame la Comtesse , vous serez peut-être étonnée que , sans vous en avoir prévenue , je vous amène comme cela M. l'abbé Floraison.
Madame —
M m '. DE VERMILLI
C'est que j'étais toute seule , il est venu demander à dîner : nous avons fait de la musique ; ensuite , comme je voulais avoir l'honneur de vous voir, le beau temps m'a engagée à venir à pied par le rempart ; je compte m'en aller de même , et monsieur l'Abbé a bien voulu m'accompagner.
Il aime donc la musique , monsieur F Abbé?
M»' DE VERMILLI.
Beaucoup.
L'ABflÉ, .,
Oui ; mais je n'en fais jamais qu'avec les dames.
i2 LA MAISON DES BOULEVARTS,
Et sans se frire prier ?
M**. DE VEBMILLI
On loi dit seulement : Eh bien ! l'abbé ; il prend tout de suite la harpe.
Et il vous accompagne?
LABBÉ
Ont, madame la Comtesse , j'accompagne.
Cela est charmant!
M—. DJE VERlffL^L
Madame , je viens d'éprouver, en entrant chez vous, la plus grande surprise.
A propos de quoi donc?
nr* , w yeuhjlll
Cest d'en avoir vu. fOçU? le chevalier de Résan»
LA CpMTESSE.
Que cela a-t-il de surprenant?
M"«. DE VERMILLI.
C'est de ce que vous le voyez.
LA COlffESSE
C'est un ancien ami de mon mari.
JR-. J^E VB*MILÏ,J.
J'espère qu'il n'flfc pa£ A& V&Xttt
Je n'imagtae paççç qui peut vqus Caire dire cela.
•M—. D^ VERMILLJ.
C'est qu'il est l'homme du monde le plus «dangereux ! Je l'ai connu autrefois , et je sais qu'il a fait des propos teu* moi....'
COMÉDIE. i3
J'ai de la peine à croire cela, madame.
M me . Dfe tfcïlMILLI.
Il y a même des choses qui! m'a dites â btoimême ; ainsi , j'en suià certaine.
Qu'est-ce que c'est donc, madame ?
M» e . P£ V.ERMXLLl
Il m'a dit que j'avais des taches de rousseur.