SCÈNE X
MT C . DE BLÉRANGE, M lle . PRÉDEAU.
M me . DE BLÉRANGE regarde sortir. M. de Saint-Albe, rêve et s'écrie :
Le perfide !
M 1Ie . PRÉDEAU.
Comment , perfide ? En vérité , madame , vous me faites rire.
M m «. DE BLÉRANGE.
Mais , ma bonne , est-ce que tu ne vois pas la douleur avec laquelle il part pour aller m'épouser ?
M lle . PRÉDEAU.
Il est vrai qu'il semble regretter beaucoup Laurence.*
M me . DE BLÉRANGE.
C'est ce que je te dis.
M He . PRÉDEAU.
Eh bien, il y a là de quoi vous désespérer ?
M me . DE BLÉRANGE.
Sans doute ; puisque ce sefa Laurence qu'il aimera toujours.
M ,le . PRÉDEAU.
Mais n'est-ce pas la même chose pour vous ?
M me . DE BLÉRANGE.
Non sûrement.
M Ue . PRÉDEAU.
Je ne vous comprends pas. N'est-ce pas < toujours vous qu'il aime et qu'il n'a pas cessé d'aimer ?
M mr . DE BLÉRANGEi
Non , puisqu'il croit en aimer une autre.: