ACTE II, SCÈNE X. i*i
•M u \ PRÉDEAU.
Ainsi , lorsque vous épouse , vous trouvez qu'il est inconstant.
M m *. DE BLÉRANGE.
Ah ! que trop !
M 1,e . PBÉDEAU.
Et vous devenez jalouse de vous-même ?
M" e . DE BLÉRANGE.
Mais 9 comme madame de Blérange , tu vois bien (ju'il m'épouse sans m'aimer ; et , comme Laurence, en m'aimant /|pn'abandoime à un autre. Mon , son cœur n'est ni si tendre, ni si délicat que je m'en étais flattée.
U u \ PRÉDEAU.
Mais , madame , songez donc que ces deux torts que vous lui trouvez et qui ne sont pas réels, vous ne les devez qu'à vous-même.
M me . DE BLÉRANGE.
Je suis au désespoir !
M He . PRÉDEAU.
De quoi ? de vous être faite votre rivale , pour lui (aire mieux connaître votre cœur ?
M» e . DE BLÉRANGE.
C'était pour qu'il me trouvât plus digne de lui. .
M Ue . PRÉDEAU.
'Et vouliez-vous le rendre moins digne de vous, en loi faisant manquer à la foi qu'il vous a jurée ? '
M me . DE BLÉRANGE.
Je ne sais à quoi me résoudre.
M lle . PRÉDEAU.
Moi , je vous conseille , pour vous venger , de l'épouser promptement.
M me . DE BLÉRANGE.
Oui , tu dis bien, je dois me venger.
M lu . PRÉDEAU.
En le rendant doublement heureux , en lui âprenant que madame de Blérange et Laurence ne sont que la même personne.
M me . DE BLÉRANGE.
Il me vient une idée.
M Ue . PRÉDEAU.
Qu'est-ce que c'est ?
M"". DE BLÉRANGE.
L'empressement de ma mère pour tfcpniner mon mariage me servira.
M lle . PRÉDEAU.
A le terminer, à la bonne heure.
M" e . DE BLÉRANGE.
Je vais tout lui confier ; viens, ne perdons, pas. de temps.
f - M lle . PRÉDEAU.
Vous ne voulez pas m'instruirez je vous empêcherais peut-être de vous exposer à de nouveaux regrets.
M**. DE BLÉfcANGE. ' '
Non, rien ne peut changer le désir que j*ài de lui causer un nouveau tourment , pour le punir de son inconstance.
!£"e PRRDEAU.
Pçur niai , je ne n*ç pr&e plus V rjw q*M W <Wve servir à le rçndre heureux* «^ .