SCENE PREBÎIERE
M me . D'OUGEH, M. DE MARCI.
M m V D'ORCEIL.
Eh Wen , yous êtes donc au fait de toutes les folies de ma fille?
M. DE MARCI
Oui, madame.
M me . D'ORCEIL. à
Elle vient de me conter tout ce qu'elle a fait et la complaisance avec laquelle vous ave?; biçn voulu vous y prêter. J'imagine bien que Saint-Àlbe n'en a pas été la dupe , mais elle croit qu'il ne Fa pas reconnue.
M. DE MARCI
Je vous réponds que cela est très- vrai.
M"«. D'ORCEIL.
Vous ne lui avez rien dit qui Tait détrompé ?
M. DE MARCI
Je vous jure qu'en honneur....
M»«. DORCEIL.
Je ne me fie patf aux hommes ; ils font toujours une ligue offensive contre nous. '
M. DE MARCI
J'au/aj$ cru 1q fleçsçrvir au l'instruisant de cette trofliperje, et quoique youa pensiez mal de nous, Saint-Albe, vrai comme il est, eût été très-embarrassé
i44 LA SINGULIÈRE DÉLICATESSE,
de feindre avec madame de Blérange , s'il eût cru le
devoir.
M me . D'ORCEIL.
En ce cas , je le plains ; mais il est vengé.
M. DE MARGI.
Comment ?
M me . DORCEIL.
C'est que ma fille , qui a voulu par amour-propre , lui faire connaître son cœur et qui pour cela a imaginé ce roman , en est actuellement très-fàchée ; cependant elle compte encore sur vous ; mais elle ne m'a pas dit ce qu'elle voulait faire.
M. DE MARCI
Je ne puis dissimuler davantage avec Saint-Albe.
M me . D'ORCEIL.
Elle exige de moi que je le presse de terminer son mariage dès ce soir.
M. DE MARCI
A la bonne heure ; je vous seconderai de grand cœur.
M m *. DORCEIL.
Je viens de l'envoyer chercher.
M. DE MARCI
Il est dans un état qui me touche sensiblement , et je venais prier madame de Blérange de permettre que je dévoile à Saint-Albe un mystère qui dure depuis trop long-temps.
M me . D'ORCEIL.
Elle ne vous le permettra pas encore.
M. DE MARCI
Pourquoi donc ?
M me . D'ORCEIL.
Elle vous le dira elle-même ; elle n'a jamais voulu m'instruira de ses desseins. Elle est actuellement à
écrire.