ACTE III, SCÈNE X
Quel supplice cruel !
M me . DE BLÉRANGE;
Si vous l'approuviez...
M. DE SUNT-ALBK.
Moi , mademoiselle !
M"". DE BLÉRANGE.
Oui y monsieur , mon bonheur serait comblé ; mais, quand vous saurez tout ce que j'ai fait....
M. DE SAITST-ALB.E.
Ah ! je vous supplie ,... épargnez-moi cette confidence.
M me . DE BLÉRANGE.
Vous me désaprouverez sans doute , et je ne vous paraîtrai peut-être plus la même.
Si je dois cesser de vous estimer , ce sera un malheur de plus pour moi. • ,
M m «. DE BLÉRANGE.
Un malheur ?
M. DE SAINT-ALBE, à part.
Qn'ai-je dit ?
M me . DE BLÉRANGE.
Je ne le crains pas ; puisque c'est la pureté de mes sentimens qui m'a fait agir -, ils sont tels qu'ils ont toujours été.
M. DE SAINT-ALBE, à part.
Je me meurs !
M me . DE BLÉRANGE.
Et je ne changerai jamais, quoi qu'il puisse arriver ; non , monsieur , je vous le jure , et ma bouche et mon cœur sont d'accord. Oui , j'aime , et c'est pour toute la vie , mais sans vous. . . .
M. DE SAJNTALBE.
Comment ! . . .