SCÈNE PREMIÈRE
M""^ DE ROMILLY
On m'assure que je puis vous confier l'éducation de ma fille; vous sentez-vous capable du soin qu'il en faut prendre , et de l'assiduité qu'il faudra avoir auprès d'elle?
jjme DUPUIS.
Je n'ai nulle capacité, madame, mais de l'assiduité, je puis vous en répoudre, puisqu'elle dépend de moi.
M**** DE ROMILLY
Ne comptez pas sur moi pour vous aider, car j'ai tant d'affaires que je ne saurois m'occuper d'elle.
j^me Dtjpuis.
Je vous rendrai compte de temps en temps de sa conduite et de la mienne.
M"^ DE ROMILLY
Venez le plus tôt que vous pourrez, ma fille est d'un âge trop dangereux pour la laisser sur sa bonne foi.
Voulez-vous qu'elle soit toujours enfermée , et qu'on la traite durement ?
M™® DE ROMILLY
Non; donnez-lui toute la liberté que vous croirez pouvoir lui accorder sans danger, et ne la rendez point malheureuse.
^me DUPUIS.
Je me conformerai en tout, madame, à vos intentions.