‹ Proverbes inédits. PubliésChapitre 171 sur 221 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

M. DESTIRAL.

Madame votre mère m'ordonne d'avoiv l'honneur de vous voir souvent, mademoiselle ; je ne sais si vous le trouverez bon.

m"'' AMONY.

Tout ce que fait ma mère ne peut être

mauvais, et je suivrai en tout ses sentiments.

M. DESTIRAL,

Elle vous aime tendrement, et n'est occupée que de vous; votre entrée dans le monde lui fait grand'peur.

m"^ amony.

Et à moi aussi, car elle m'a bien instruite du danger qa'on y court.

M. DESTIRAL.

Vous avez une timidité qui vous empêchera de vous connoître.

m"*' amony.

Il est vrai, monsieur, que je ne crois pas manquer par me trop avancer; mais je manquerai par ne me pas mettre où je dois être , et on me reprocha hier, dans une visite où je suivois ma mère, que je ne parlois pas assez.

M. DESTIRAL.

Comptez, mademoiselle, que ces reproches sont des louanges , et que les fautes que vous ferez en vous reculant trop , ne vous attireront jamais de confusion, au contraire, on vous dira de monter plus

haut. Voilà trop d'avis pour une première visite; je prends congé de vous.

m"* amony.

Je serai toujours ravie de vous entendre.

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