‹ Proverbes inédits. PubliésChapitre 172 sur 221 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

M™* VALCIN.

Résisterez-vous toujours aux instances que vos proches et vos amis vous font pour vous marier?

M. DESTIRAL.

Il est cruel de vouloir que je me marie par complaisance, n'y ayant aucune inclination.

m"™* VALCIN.

Tout le monde se marie , et vous seriez ravi de trouver compagnie chez vous quand vous y revenez.

M. DESTIRAL.

J'achèterais peut-être bien cher cette compagnie.

M"" VALCIN.

Peut-on acheter trop cher la douceur de la vie ?

P£ MADAME DE MAINTENON. 26l

M. DESTIVAL.

Eh bien! madame, mariez-moi donc, puisqu'on le veut; mais comptez que je ne me mêlerai point de mon mariage , et que vous pouvez tout conclure sans moi.

m""* valcin.

Comment ! vous ne saurez pas qui vous épouserez ?

M. DESTIRAL.

Non , je me trouverai à l'église pour signer et me njarier tout de suite.

M™^ VALCIN.

Vous ne voulez pas voir la figure de votre femme? ni savoir son nom, son âge, son bien, sa naissance?

M. DESTIRAL.

Tout cela m'est indifférent; je vous demande seulement qu'elle soit sage.

M™'' VALCIN.

Est-ce sérieusement que vous me parlez ainsi?

M. DESTIRAL.

C'est si sérieusement, que si vous en usez autrement, je ne me marierai point.

m"'* VALCIN.

Il faut servir nos amis à leur mode; je vais y travailler.

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