L*AMBASSADEUR DE PRUSSE
Quelle profondeur !
LE COMTE MOMONOFF, arec candcor.
C'est prodigieux !
POTEMKIN, riant et continuant la conrersation.
Votre Majesté a donc été bien étonnée de voir ainsi ces souhaits accomplis ?
CATHERINE
Mais, accomplis... jusqu'à un certain point.
POTEMKIN, sévèrement.
Est-ce que mes ordres n'auraient pas été rigoureusement exécutés? est-ce qu'il aurait osé manquer à la consigne que je lui avais donnée î
CATHERINE, Tivement.
Non pas ! non pas 1 Le pauvre garçon ! il n'y a pas de sa faute, mais de la mienne peut-être.
POTEMKIN
Comment cela ?
CATHERINE
Oh ! c'est que... d'abord j'étais furieuse ; mais en le voyant braver mes menaces et ma colère avec tant d'audace et d'intrépidité... car il n'y a vraiment .que le soldat russe... pour un sang-froid pareil, et l'on est fière de commander à de tols hommes...
POTKUKI.N
isy
POTEAIKl.N.
Eh bien?
CATHERINE, «Tec embarras et cherchant ses expressions.
Eh bien ! il m*a intéressée mulgré moi ; mon courroux s*est dissipé. Enfin... que vous dirais-je? je crois vraiment que mon vœu est encore à se réaliser.
POTBMKIN, riuit.
Je vois alors, et quoi qu'on ose tenter, (|ue la majesté royale est décidément... inviolable 1 1 1
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