‹ Proverbes, nouvelles, romansChapitre 63 sur 78 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Un pavillon élégant au mlllett d'un jKrdin. A droite, une fenêtre ; A gavflke, une porte vitrée, et a« fond, une yojrt*.

LE VICOMTE

Il est de trop bon matin encore 1«.. Mais en lisant ce billet que Henri m*a remis hier soir... j*ai été tellement touché de la douleur que j'y voyais empreinte à chaque ligne... que j'ai voulu devancer Theure du rendez-vous... Chère Hortense... que d'amour ! Et pourquoi me marierais- je ? pourquoi tenir à un projet qui lui cause tant de peine et à moi tant d'ennui ?... Pour me refaire une fortune?... Mais, un an après... je l'aurai dissipée !... Supposons que j'aie une année de plus... me voilà comme je serai alors ; et de plus je suis libre !... libre de l'aimer... et de le lui dire I — J'ai îdée qu'elle n'a pas dû dormir la nuit dernière... qu'elle se sera levée comme moi, de bonne heure, qu'alors elle sera descendue au jardin... et que tout naturellement ses pas se seront dirigés vers ce pavillon... Précisément j'entends marcher... C'est elle... (La porte s'ouvre.) Oh! iUusion de l'amour. . . c'est son mari... (a voix haute.) C'est ce cher Desgravillierg,

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