HORTENSE
» *P. S. Voyez cet ennuyeux avoué, et pressez- » le pour qu'il se décide à en finir, mon notaire » vous remettra ma procuration. ^
Peste!... On ne ménageait pas votre activité ^ mon oncle ! Solliciter pour le mari , promener l'enfant , surveîlkr la marche des affaires j quelle agréable besogne ! Et cela vous amusait?
L'ONCLE
Cela m'occupait, mon ami, et il vient un temps où les occupations remplacent les plaisirs. Je m'étais si bien fèrît aux miennes que Je besoin de les
laS LE PORTE-FEUILLE, etc.
conseryer ^àrmonta loog-^temps encore les dégoûts dont je fus abreuvé vers la fin de cette Iraison. Le frère de lAa maîtresse périt dans la campagne de France, son 'mari fut'adlùis à la retraite, sans qu'aucun emploi civil lui offrît un dédommagement* Ce double coup porté à ses affections et à sa fortune ne pouvait manquer d'agir sur le ca- ' ractèire d'une femme .qui sentait vivement : elle voua désormais une haine implacable au chef de Tesipâre , dont elle accusait la funeste ai&brtion, et rentrée des alliés dans Pai*is, qui vit rompre tant d'amitiés , donna entre nous deux te signal des disputes lesplusamères. Dix ans plus tôt, j'eusse brusquement renoncé à un commerce sans charmes, dont chaque jour venait augmenter l'aigreur ; mais je n'étais plus jeune alors. La difficulté de renouveler mes habitudes présentait à imes regards un vide affreux dans mon existence ; j'hésitais à braver l'isolement, et j'aurais peut-être at- * tendu le terme de cette crise politique qui avait soulevé tant de passions, si le 20 mars, en apportant une nouvelle force à leur ^sor, n'eût enfin marqué l'heure de la rupture.
LB NEVEU
Je ne conçois pas que des amans se brouillent àpropos de politique, après avoir été si long-temps d'accord sur tout le reste. Les oplnicms d'une maî-