SCÈNE V. a
nous servir jiinsî : je croîs donc que le parti le plus sage serait de nous partager la besogne.
M. DE HORYILLE.
Gomment cela ?
BÈON.
Si Tun de nous allait à la rencontre de l'Empereur, pendant que l'autre escorterait le Roi dans sa fuite... Quel que soit le vaisseau qui fasse naufrage , celui qui surnagerait remettrait l'autre à flot : qu'en dis-tu ?
M. DE HORVILLE.
L'idée me parait excellente ; voyons , qui restera?
BéON.
Je crois qu'ayant plus particulièrement connu l'Empereur, ce serait moi qui naturellement...
M. DE MORYILLE.
Mais tu n'es pas marié; moi j'ai une famille, et c'est très-gènant à emmener dans un pareil voyage.
RÉON.
Bah Tu peux la laisser ici , je m'en charge.
M. DE MORYILLE.
Ce n'est pas possible Il faut nécessairement
que je reste.
a4o LE GENTILHOMME LIBÉRAL. .
RÉON.
£h bien 5 rapportons-nous-en au sort...«. Voici un livre , la plus belle lettre choisira.
M. D9 MORVILLE
Soit Quel est ce volume?... De Bonaparte
et des Bourbons L.. Ah! ah! voilà bien notre
affaireu.... J ai un C.
RÉON.
Moi un M... Allons^ c'est toi qui restes. Je vais faire mes préparatifs de départ. .. Soigne bien mes intérêts.
IC DE MORVaLE.
Je te recommande aussi les miens.
RËON en riant
Adieu 9 mon ami Vive le Roi !
IL DE MORVILIJS, iTeo précaution.
Adieu.... Vive TEmpereur!