SCENE I
pas fait la plus légère remarque, et je n*aî été interrompu dans ma lecture que par les marques de la satisfaction de ces messieurs.
( Entr^ un domesiiqae. ) UN DOMESTIQUE.
Monsieur, voici une lettre qu4in garçon .de théâtre vient d'apporter.
( II Mit. )
ARISTIDE
Ah ! voyons C'est la lettre du secrétaire.
DUMAS
Laisse-moi donc voir le timbre,....
ARISTIDE , liant.
« Monsieur , je m'fempresse de vous faire part » du résultat de la délibération. Nombre des votans j> sept , au premier tour de scrutin sept boules » blanches. »
Reçu à l'unanimité !. . . .
DUMAS
Je m'en doutais.
Voyons la suite. « Au second tour , sept boules noires. » Comment donc !.... « En conséquence, votre ouvrage est reçu à corrections. Les bulletins ci-joints vous indiqueront les chan^ein^ns qui paraissent nécessaires.
» Agréez, etc. »
OVIIAS.
Qu'est-ce que cela veul doac dire?
ABISTIDB.
Oh ! ce n'est rien du toutv. . C'est pour la forme : ils ne veulent pas être accuses de trop d'indulgence 9 et ne sauraient recevoir un ouvrage sans y trouver quelque chose à redire; mais ces cor^rections ne portent, la plupart du temps , que sur
des vétilles : voyons les bulletins.
(Il fil.)
«Le sujet est neuf et piquant, le dialogue vif » et spirituel ; mais il n'y a pas assez de situations. » L'auteurferaitbien d'en chercher quelques-unes; » la pièce alors ne méritera aucun reproche. »
Chercher, chercher, c'est très-facile à dire..... Passons à un wtre.
« Cet ouvrage, dont la donnée me paraît com- » mune et le style négligé, doit pourtant se sou- » tenir à l'aide des situations intéressantes et comi- » ques qu'il renferme. Si l'auteur parvient à donner » plus de vivacité au dialogue, je ne doute pas » du succès. »
Ah ça mais , accordez-vous donc, au nfoins.:.. Voyons le troisième.
« L'ouvrage , qui s'annonce d*une manière heu- » tcuse, ne peut manquer de réussir, quand Tau- » teur aura consenti à refaire son dénouement V qui est manqué. »