SCENE IL
M&DEMOISKUiB ZOS-
Raison de plus, un refus piquera ce monsieur, il y mettra de l'obstination, on lui parlera de , mariage , et alo^-s
MADAME DURET, éclutant de rire.
• Ah ! ah ! ahU... Comptez là-dessus
MADAME. DESCHAMPS
Il n'y aurait rien d'impossible.
MADEMOISELLE ZOÉ
Ce sont des choses qu'en Angleterre on voit tous les jours. Si vous fréquentiez la haute société , vous sauriez que c'est très-comme \l faut.
MADAME PRUDHOMME
Moi , je suis d'avis qu'il ne faut pas lâcher la proie pour l'ombre.
MADAME DCRET.
Moi, je dis qu'il faut retirer ma nièce de cet état-là et l'établir.
MADAME DESCHAMPS
Cela n'a pas de sens, ma sœur ; je ne sais pas, en vérité , pourquoi je t'ai fait venir. Voyons d'abord s'il faut accepter.
MADAME PRUDHOMME
Oui.
MADEMOISELLE ZOÉ
Oui , mais d'abord non.
i44 LE CONSEIL DE. FAMILLE.
MADAME DB9CHAMPS
Dis ooi ou non.
lfADEIiei6£LLB ZOé.
Eh bien ouï. ^
*• MADAME DURET
Non.
MADEMOISELLE ZOÉ
Votre avis ne compte pas.
MADAME DESCHAMPS
Il est donc convenu que nous acceptons , mais ^ à quelles conditions ?
MADAME *DURET
Tant qu'à faire les choses, il faut les bien faire : alors , si ce monsieur veut du bien à ta fille , qu'il hii assure cent écus de rente.
• MADEMOISELLE ZOÉ
Pourquoi pas^cent francs... Laissez-nous donc en paix. Il faut d'abord qu'elle ait un hôtel , un équipage et des diâmans.
MADAME PBUDHOMME.
Allons, voil^ des folies. Moi je songe au solide , et je dis que la première chose à avoir c'est un trousseau , parce que cela reste.
MADEMOISELLE ZOÉ
C'est assez raisonnable, mais il faut de Targent comptant.