SCENE I
9 mesBidor ao ▼, a heures du raatin.
« Nous ayons commis iiae grande faute L. je ne
• m'en repens'pas^ Charles, si 'elle doit augmenter » votre amour. •.». Non , loin de me reprocher ma » faiblesse , je dois m'en iq^plaudir puisque c'est » vous qui l'ayez fait naître et qu'elle est un » gage . du poqvqir que vpus exercez sur mon coBur. »ElIe nous a unis à jamais, et les yaines cérémo^ » nies'qui nous attendent ne feront que consacrer » un nœud déjà si étroitement sew^iJ par notre ten- » dresse.., Charles, je suis donc ton épouse!.. Ce
•«bonheur, que depuis trois mok j'ai si souvent rrêyé^ je Je possède donc aujourd'hui ^ns re- » tour !... Non, il n'y manque rien , rien que l'as-
• surance mille fois répétée par ta bouche que » tu m'aimes encore davantage, . ♦ . , En vaîm je cher- » che le sommeil ; ton image est présente à mes » yeux, elle seule absorbe mes pensées ; je te vois, »je te parle, je t'écris^*. Oh! tu penses aussi à »moi 'dans ce moment ?... Quoique séparés, noft
• cœurs s'entendent, et tu jures, de ton côté, al-
• tachement éternel à celle qui t'avoue le sien pour
• tojjjours ! Qui pourrait maintenant s'opposer k
• nos voeux?... Ceux qui comme toi prétendaient » à Q^ main , ont cessé de m'être indifiérens : ils » vont m'être odieux , jusqu'à» m^om^nt oà leurs
i8o LE PORTE-FEUILLE, etc.
» espérance» seront à jamais déçues. Les hésita- » lions de ma mère sont désormais inutiles , et
• c'est en la présence que je lui ferai /dès demain, »conf2aitre mes sentimens inébranlables. Viens iidone, moQ ami, viens donc n>ettre le sceau à
• notre bonheur; je le veux, je l'exige : chaque » heure de retard serait un supplice affreux pour ».monâme, dont notre union est devenue le pre- » mîer besoin. .
» Adieu , adieu , je t'embrasse dès millions de
• fois.
• Ta femme, CÉCILE. • ^
Ah ça , mon oncle , elle mourut donc , puisque vous ne l'avez pas épousée !
L*(»fCLE.
. Elle se porte encore à merveille , mon garçon , «t tu l'as souvent rencontrée dans'ie monde.
CE NBVEU;
En fait de vieilles* demoiselles, je ne connais que ■
L'ONCLE
Elle n'est pas plus demoiselle que ta mère ; tu connais parfaitement son mari.
LE NEVEU
^ Voilà qui me'suiprend.»... Oh, mon oncle, dites-moi donc qui c'est!