SCÈNE VII
RAYMOND. — Uélêne est morte ; morte à vingtdeux ans. Elle a exprimé une dernière volonté, qui sera respectée. Elle veut qu'un coffre où elle a renfermé ce qu'elle avait de plus précieux soit enterré avec elle sans être ouvert. Elle seraobéie. Jusqu'au moment de l'inbumation, je ne quitterai pas cette chambre ; je ne veux, je ne dois confier qu'à moimême l'exécution de la dernière volonté de ma chère morte. Vous, mes neveux, faites tout préparer pour la cérémonie funéraire et hàlez-la. El vous autres, priez pour celle que nous avons perdue.
(Nina, éperdue, les mains levées au ciel, s'échappe en courant.)
STRATON. — Mon oncle...
RAYMOND. — Que pcrsonnc ne me parle !
STRATON. — Mais, mon oncle, ce coffre...
RAYMOND. — Ah! ah! je comprends... Mais soyez s»ns crainte : il vous restera encore assez de mes richesses. Ames viles et mercenaires, n'augmentez pas le dégoût que vous m'inspirez et exécutez mes ordres. Laissez-moi !
(Raymond tombe assis sur un sofa, met sa tête dans ses deux mains ; des sanglots s'échappent de sa poitrine.)
?6 UN MÉLODUANB.