SCÈNE V
PAUL. — Quel est ce domino?
HÉLÈNE. — Je n*en sais rien ; mais il m*inquiète ; voilà deux fois déjà qu'il vient me regarder ainsi.
PAUL. — Voulez-vous que je lui arrache son masque?
HÉLÈNE. — Grand Dieu ! n*^yez pas de pareilles idées ; ce serait me perdre.
PAUL. — Vous compreniez donc Tadmiration d'abord, l'amour ensuite, qui faisaient que je ne vivais qu'à celte fenêtre? — Quand vous arriviez à la vôtre, c'était une belle aurore ; quand vous partiez, c'était la nuit pour mes yeux et pour mon cœur. — Vous ne me parlez pas?
HÉLÈNE. C'est la première fois que je me trouve auprès de vous. Vous vous contenterez bien que je vous dise que j'en suis heureuse.
(Le domino revient et s'arrête devant Hélène et Paul. — Paul porte la main à son poignard. — Le domino paraît chercher une arme de son côté et fait un pas vers Paul ; — mais Hélène arrête celui-ci d'un geste, et lui dit :)
Promenons-nous,
(Us s'éloignent (ous les deux. — Le domino fait d'abord quelques pas pour les suivre, puis il s'arrête.)