luinnezet iMolina, p. hiO
vent rien, ou détruisent radicalement l'idée essentielle de la cause libres
« Expliquer cette science, c'est œuvre de dilettantisme philosophique, » dit le R. P. de Régnon.
Non, c'est plutôt œuvre de Danaïdes.
— Quelqu'un dira peut-être : Soit, les « moyens» des molinistes contiennent logiquement la négation du libre arbitre. On ne peut donc les soutenir. Mais il ne s'ensuit pas qu'on doive rejeter la science moyenne. Nous dirons seulement que Dieu a sans doute, dans les profondeurs infinies de sa science, quelque « moyen » , inconnu de nous, de connaître les futurs conditionnels « avant tout décret absolu de la volonté divine ». Prouverezvous qu'il est impossible que Dieu connaisse les
/). Toute noire argiinientation peut se ramener aisonieni, à celle de [îillnart {du Deo. dis. 6, ai'l. 6, § 5) : « iNon datur objecliim scienli;e incdiœ : ei'go non dalur seientia média. Prob anl. ObjecUim scientiaî medicie, secundum suos asseilores , est fului'uni lilierum coiidilionaluin anle Dei decretam actu eœercitum et independens ab illo — Alqui, anle Del decreium actu eœercitum et independenter ab illo, niillum est futurum condilionatum liberum. — Ergo. — On prouve la mineure en rejetant les moyens employés par les molinisles pour démon Irer la vérité objective des futuribles avant tout décret divin.