‹ Providence et libre arbitre selon Saint Thomas d'AquinChapitre 115 sur 144 · liannczcl Hlolina. p. <7J-l · texte numérisé non relu

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.'^. " Noccsse est (|nod ntniiia alia ageiilia viriuit» ipsins Dei aganl. A}:ere i^iUir cnjuslihel agenlis a Deo causalur.

152 THOMISME Eï MOUMSME.

C'est donc à tort que Molina finit en émettant un cloute sur la pensée de saint Tliomas. L'attaque un peu vive qu'il dirige contre Ferrariensis atteint directement le saint Docteur, car Ferrariensis ne dit rien qu'il n'ait tiré textuellement des écrits du maître ^ Quant à Cajétan, dont Molina invoque l'autorité, sa doctrine est en substance toute thomiste-.

sicut el moins mobilis :i molionc moventis. Mnvens niUcni et motum oporlet simiil esse. Oportet igitiir quod Deus cni îibel agenli adsit interius quasi in ipso agcns, diiin ipsnin ad âgendum movel. » (S. Thomas, Comp. theol. ai f. Rerj., cap. 130.)

'I. Voir pago 4 49, à propos de Snarez, le fameux texte de saint Thomas sur la nature de la préinolioii physi({ue, laquelle est dans la cause seconde « ut inlentio sola, habens esso quoddam incomplelum, per moJum quo colores sunt in aëre, et virlus arlis in inslrumenlo artilicis » Quant à la manière dont l'aclion de Dieu est immédiate à l'opération et à l'effet des causes secondes, les thomistes professent eommunément que c'est immedlalionc supposili, puisque Dieu meut la cause à agir, et, avec elle, produit l'action ou l'effet. Ferrariensis ne diffère des autres que par les mots. Il prend l'expression « agere immédiate immedialione suppositi » pour synonyme de l'expression « agere se solo, et non mediis aliis causis. » Dans ce sens, il est clair, aux yeux de tous, que Dieu n'agit jas immédiate immediatione suppositi, car il opère mediis causis secundis. C'est donc une mauvaise querelle que Molina fait à Ferrariensis et à saint Thomas.

2. Molina se lélèreau Commentaire in S. th., \ p., qu. 14, art. 13. il y a là (juelques réponses subtiles de Cajétan à des subtilités de Scol. Les molinistes y veulent voir leur sentiment. On verra plus tard que ce Commentaire renferme une magnifique exposition de la pure doctrine thomiste sur les décrets prédéterminants el l'efficacité transcendante de la Tolonté el de la motion de Dieu. Cf. Dummermuth, p. 495-

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