‹ Providence et libre arbitre selon Saint Thomas d'AquinChapitre 125 sur 144 · IhitL, p · texte numérisé non relu

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choix de la sagesse divine? L'autorité des grands théologiens congriiistes exige qu'on s'arrête à celte conclusion. Cependant, les néomolinistes aiment mieux dire que le « Congruisme, système mitoyen, n'est qu'un procédé de conciliation entre deux systèmes inconciliables, » et qu'il est le produit, non d'un effort logique de l'esprit, mais « d'une prudence administrative ^ » .

Voyons donc quel emploi les « purs » molinistes font de la science moyenne et du concours simultané pour résoudre le problème spécial que la raison humaine se pose par rapport aux prédestinés et aux réprouvés.

La première question est celle-ci : N'est-ce pas lihre)nent et gratidtement que Dieu s'est résolu à créer des hommes qu'il savait certainement devoir être réprouvés? Qu'il a décrété la prédestination des uns et non pas des autres? C'est la question de la gratuité du libre choix de Dieu.

Laissons parler un néomoliniste, le R. P. de Régnon.

« Avant tout décret, dit-il, Dieu connaît de toute éternité, dans sa science moyenne, toutes les histoires futuribles de chaque homme, c'està-dire ce que chaque homme ferait librement dans chacun des ordres providentiels où il pourrait être placé... Combien, pour un même homme, d'histoires qui aboutissent au salut î Combien à la perte éternelle!... Alors, Celui qui est sage dans toutes

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