de venl.., art. 1, ad ull
4. Cette divergence dans les notions fondamentales ne serait-elle pas la source de nos malentendus?
Rl^PLlQUr: AU li. p. DE r.ÉGNON. 257
Ne devais-je pas préférer la terminologie thomiste?
— Mais, dira-t-on, en chanj^eant le sens des termes vous avez faussé la solution donnée par Molina.
— Point du tout. En voici la preuve.
Molina pose la question spéciale du libre choix en ces termes : « Quando doctores quœrunt ulrum l)riedestinationis detur causa, ratio aut conditio, ex parte pra^destinati , cur a Deo prœdestinatus sil, — ici solurn cuntrovertere intendant : An actus voluntatis dioinw quo Deus prœdestinato ea média conferre voluit, quibus in vitam îeternam devenit, detur, ex parte arbitrii illius, causa, ratio vel conditio, ol) quam vel illi, vel potius illi quam alteri, sintvolita; an vero niliil taie detur, sed omnino id totum in liberam ac misericordem Dei voluntatem, quà solo suo beneplacito id ita voluit, sit référendum'?» (Page 180, note.)
Il est clair qu'on peut se demander la môme chose pour les réprouvés. L'acte libre, par lequel Dieu décrète de donner aux réprouvés les grâces dont il prévoit l'abus, a-t-il « causa, ratio vel conditio » dans la prescience des démérites des réprouvés?
Voilà bien le problème spécial de la prédestination et de la réprobation.
On connaît la réponse de Molina. Cet acte de la volonté divine, dit-il, est totalement libre et gra-