‹ Providence et libre arbitre selon Saint Thomas d'AquinChapitre 14 sur 144 · s. th., Ip., qu. 14, art · texte numérisé non relu

s. th., Ip., qu. 14, art

car ils sont t(3mporels et elle est éternelle, et ee qui est soumis au temps ne saurait produire rien d'éternel. 11 est également impossible que la science de Dieu et son objet soient les effets d'une môme cause, car on ne peut concevoir en Dieu rien de produit ni de causé. Par conséquent, c'est la science de Dieu qui est cause des objets connus. Et voilà pourquoi l'on ne doit pas dire que Dieu connaît les choses parce qu'elles sont, mais plutôt qu'elles sont parce qu'il les connaît. La science de Dieu a sur son objet la priorité de cause à cflct, « scientia Dei est prier quàm res^ »

Bossuet démontre la même chose en ces termes : « Quelque connaissant que soit un être, un objet même existant n'en est connu que par l'une de ces manières : ou parce que cet objet l'ait ([uelque impression sur lui, ou parce qu'il a fait cet objet, ou parce que celui qui l'a fait lui en donne la connaissance; car il faut établir la correspondance entre la chose connue et la chose connaissante, sans quoi elles seront à l'égard l'une de l'autre comme n'étant point du tout. Maintenant, il est certain que Dieu n'a rien au-dessus de lui qui puisse lui faire connaître ({uelque chose; il n'est pas moins assuré que les choses ne peuvent faire aucune impression sur lui, ni produire en lui aucun eflet. Reste donc qu'il les

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