‹ Providence et libre arbitre selon Saint Thomas d'AquinChapitre 2 sur 144 · Banes et Molina. Paris, H. Oudin, 188;l · texte numérisé non relu

Banes et Molina. Paris, H. Oudin, 188;l

pensée apparaît clairement : pas de concours simultané, mais la prémotion physique.

Cependant, le R. P. nous avertit qu'il « repousse l'expression de prémotion physique, parce que ces mots ont acquis dans la langue thomiste une signification malencontreuse et fausse. » Pour lui, il ne saurait admettre que la prémotion enseignée par saint Thomas soit une prédétermination ; car saint Thomas dit expressément : « Licet causa prima maxime influât in efFectum, tamen ejus influentia per causam proximam déterminât ur et specificatu7\ et ideo ejus simili tiidineni iniitatur effectus^. »

Peut-être y a-t-il ici un petit malentendu. Les thomistes ne nient point du tout que la cause seconde ne détermine à telle espèce d'effet l'influx physique de la Cause Première, Ils l'affirment au contraire avec saint Thomas. Mais ils disent aussi que Dieu, par la prémotion, applique la créature à agir effectivement, qu'il la détermine à l'exercice de

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