‹ Providence et libre arbitre selon Saint Thomas d'AquinChapitre 28 sur 144 · s. th., 1 p., qu. 14, art. 9, ad · texte numérisé non relu

s. th., 1 p., qu. 14, art. 9, ad

(le sa prescience n'est qu'une illusion de notre esprit, et par suite, ne peut être un obstacle réel à notre libre arbitre.

Mais si la science de Dieu n'a pas, à proprement parler, la priorité de temps sur ses objets, elle a sans nul doute la priorité de cause; et sa causalité est constituée formellement par les décrets prédéterminants delà volonté. L'accord de cette causalité toute-puissante avec notre libre arbitre se trouve dans l'efficace môme des décrets et la transcendance de l'Être Divin.

Ainsi disparaissent les deux principales difficultés de la prescience divine.

Quant au « médium » de cette prescience , c'est l'essence divine seule, mais déterminée, comme espèce intelligible, par un libre décret de la volonté. Les décrets prédéterminants forment le « médium » de la science de vision , même de la vision des actes libres, des futurs absolus, et des futuribles ou futurs conditionnels.

Le mal est connu par le décret qui détermine la réalité du bien où le mal existe, en permettant l'imperfection qui est précisément le mal.

Voilà comment saint Thomas explique la prescience divine des créatures, et montre raccord de cette prescience avec notre liberté.

Vision éternelle, volonté transcendante : ces quatre mots renferment et le problème et la solution.

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